| Se faire de nouveaux amis au Canada |
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Indépendamment de la classe sociale ou de l'origine ethnique, la plupart des immigrants passent au travers de tout un processus d'installation. C'est souvent une période occupée et stressante. Cela commence par la recherche d'un emploi, d'un logement, l’inscription des enfants à l'école et il faut s'assurer que l’emploi du temps de la famille est adapté pour répondre aux besoins de tous. Au moment où la routine reprend le dessus sur la vie, on réalise que quelques années se sont écoulées. Durant cette période, il vous reste peu d'énergie pour socialiser et vous faire de nouveaux amis, et vos pensées se tournent vers vos anciens amis. Vous vous dites qu'une fois les choses mises en place (une meilleure maison et plus d'argent, vous inviterez plus souvent des gens à la maison et serez plus ouverts aux autres). Pendant ce temps, la solitude et le manque de soutien émotionnel commencent à vous peser et vous ne comprenez pas pourquoi vous n'êtes pas heureux dans votre vie. Une grand-mère de Punjab m'a raconté que dans son pays, chaque matin, elle marchait avec une amie jusqu'à la rivière, pour tremper ses pieds dans l'eau. Sa maison familiale avait l'eau courante et elle n'avait aucun besoin de l'eau de la rivière. Cependant, cette marche tous les jours avant que le soleil ne se lève, lui faisait faire de l'exercice, tout en lui offrant l'opportunité de discuter avec une amie de confiance. Elle organisait ainsi sa journée et plus important, cela lui permettait de savoir que son amie se portait bien. « Au pays » dit-elle, « C'est simple. Je crieais par-dessus le mur et disais à mon amie que j'avais besoin de me tremper les pieds dans la rivière. Elle saurait que je suis contrariée. Nous sommes arrivées dans notre village comme jeunes mariées, pour vivre avec notre belle famille, des étrangers pour nous. À notre tour, nous sommes devenus des belles-mères. Nous partageons tout l'une avec l'autre. Du coup, parler maintenant au travers du téléphone, ce n'est pas la même chose ». Des milliers de femmes immigrantes restent à la maison, spécialement pendant l'hiver. Le froid, le manque de moyen de transport, la maladie, les responsabilités du foyer... Il peut y avoir une longue liste de choses qui les empêchent de sortir. Il se peut que d'autres travaillent à plein temps, s'occupent de leur famille et sont impatientes de s'écrouler dans leur lit chaque soir. Elles hésitent à discuter de leur solitude avec qui que ce soit, parce qu'elles ne veulent pas être un fardeau. Elles ne veulent pas être égoïstes et elles ont l'impression que maintenant qu'elles sont au Canada, elles devraient être heureuses. Tout le monde dans leur pays d'origine, essaie de sortir du pays et de venir ici, alors elles devraient être heureuses de leurs vies. La solitude peut mener à la maladie et oui, les gens qui vivent dans de grandes familles peuvent aussi se sentir seul. Certaines femmes sont plus à l'aise au sein de leurs communautés religieuses qui proposent des activités. Mais pour celles qui ne sont pas intéressés par les associations liées à la religion, il y a d'autres options. Appeler le YWCA ou le YMCA. La majorité des quartiers ont des centres communautaires. Un bon endroit pour obtenir des informations est votre journal local, ainsi que le bureau de votre médecin de famille. Si des programmes organisés ne vous attirent pas, essayer le bénévolat. Vous y trouverez des gens qui ont les mêmes intérêts que vous. Une fois que vous commencez à connaître vos co-bénévoles, vous pourrez prendre un café ou magasiner ou faire ce qui vous intéresse. Les nouvelles amitiés sont difficiles à démarrer donc allez y doucement. Garder l'esprit ouvert sur les gens est important. Avec des efforts, vous pouvez vous faire de nouveaux amis dans lesquels vous pouvez avoir confiance et avec lesquels, vous apprécierez la vie. Peut-être que vous ne pourrez pas marcher de nouveau jusqu'à la rivière mais, vous pourrez établir de nouveaux rituels. cnm
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