| Être son propre patron |
|
|
|
|
par Rakesh Kirtikar Rakesh Kirtikar est directeur de la commercialisation à la Banque Scotia. Les opinions exprimées dans cet article sont les siennes. Être propriétaire d’une petite entreprise pourrait s’avérer un des moyens les plus rapides et efficaces de générer un revenu pour les nouveaux arrivants. Li était un directeur d’usine qui a réussi en Chine. Il travaillait pour une entreprise d’exportation de vêtements. Lorsque Li a immigré au Canada, il occupait deux emplois à la fois, quittant souvent le travail à 23 h 30. Après s’être aperçu que son voisinage bénéficierait d'une épicerie ethnique, Li a ouvert un petit magasin de 1200 pieds carrés à Vancouver. Grâce à l’arrivée de nouveaux immigrants provenant de la Chine et de l’Asie du Sud-Est, l’entreprise de Li a commencé à prendre de l’expansion. Aujourd’hui, Li sert plus de 3 000 clients chaque semaine dans son épicerie de 20 000 pieds carrés. Bon nombre de nouveaux immigrants, comme Li, ont des traits de caractère similaires à ceux des entrepreneurs. Leur volonté d’être à l’aise financièrement au Canada et de relever le défi qu’est cette nouvelle aventure inspire un grand nombre de nouveaux immigrants à travailler à leur compte. Bien que cela puisse être gratifiant et épanouissant d’être propriétaire de sa propre entreprise, cela comporte ses propres difficultés. Un nouvel arrivant ne connaîtra pas bien la culture et les marchés de son pays d’adoption. Il faudra donc prendre tout le temps nécessaire pour bien faire ses devoirs avant de prendre cette première initiative audacieuse. Voici quelques conseils pour réussir son entrée dans le monde des affaires : Comprendre son entrepriseQuels sont les compétences, les talents particuliers ou la formation dont vous disposez et que vous pouvez appliquer à votre entreprise ? Y a-t-il un marché pour vos produits et services ? Mettrez-vous l’accent sur le marché local, national ou international ? Qui sera votre principal compétiteur ? Quels seront les points forts qui vous aideront à aller chercher des clients chez vos compétiteurs ? Étudier son marchéLe plus grand avantage de se lancer en affaires au Canada est que vous aurez accès à une multitude de renseignements et à un gouvernement qui dispose des ressources pour vous y aider. Profitez-en. Industrie Canada (www.strategis.gc.ca) et Statistique Canada (www.statcan.gc.ca) ont fait des recherches démographiques sur les tendances des marchés et sur le mouvement des affaires. La Banque de développement du Canada (www.bdc.ca) offre également des outils qui vous aideront à démarrer votre entreprise. Établir un planUn plan d’affaires est la pierre angulaire de toute entreprise rentable. Bon nombre d’immigrants, provenant surtout des pays asiatiques, sont habitués à une demande des consommateurs qui ne cesse de croître. Ils n’ont peut-être pas trouvé les outils de planification d’entreprise très utiles dans leur pays. Au Canada, c’est différent. Le plan d’affaires d’une petite entreprise devrait comprendre :
Plusieurs grandes banques comme la Banque Scotia (www.scotiabank.com/smallbusiness) vous offrent des outils en ligne afin de vous aider à dresser un plan d’affaires. Commercialiser son entrepriseDéterminez et utilisez les outils de commercialisation à faibles coûts. Faites de la publicité dans les journaux locaux, commanditez des événements communautaires ou faites appel aux entreprises de publicité directe. Postes Canada (www.canadapost.ca/business) offre d’excellents outils pour rejoindre les marchés potentiels. Rencontrer son banquierVotre relation avec votre banquier sera très importante et très utile à long terme. Le financement et les conseils pour votre entreprise sont essentiels. Discutez avec un banquier spécialisé dans la petite et moyenne entreprise qui pourra vous guider, dès le démarrage de votre entreprise, afin que vous ne tombiez pas dans les pièges du monde des affaires. Si vous prévoyez lancer une entreprise qui aura des liens avec votre pays d’origine, il va de soi que vous devrez consulter une banque canadienne, comme la Banque Scotia, qui dispose d’un réseau solide de succursales à l’extérieur du Canada. En conclusion, soyez prêts à travailler de longues heures et à porter plusieurs chapeaux – commercialisation, ventes, comptabilité, administration et gestion du personnel – tous à la fois. Le Canada, grâce à une importante population ethnique comme clients et aux États-Unis juste à côté, est un des meilleurs endroits au monde où les immigrants peuvent se lancer en affaires. CNM
|





