| Éditorial |
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J’ai fait la connaissance d’un homme très heureux en affaires qui a passé presque la moitié de ses dix années en sol canadien à faire reconnaître ses compétences. Au cours de notre première rencontre, il a déclaré : « Ils vous disent que le Canada accueille les nouveaux arrivants à bras ouverts, mais ce n’est pas vrai. Le Canada les traite sans ménagement. » Je n’aurais pas utilisé l'expression « sans ménagement », mais encore là, je ne suis pas un ingénieur ni un docteur qui est arrivé au Canada en croyant qu’un bon emploi et la prospérité m’attendaient, uniquement pour voir mes compétences évaluées et jugées insuffisantes. Je ne suis pas non plus un réfugié qui réalise que s’il ne peut pas bien s'exprimer en anglais, il lui est très difficile de trouver un emploi, peu importe le domaine. Je n’ai jamais parié ma fortune ou dit adieu à mes amis ou aux membres de ma famille qui me sont chers pour miser sur une meilleure vie. Mais si l'expression « sans ménagement » est une bonne description, alors j’aimerais dire que je suis désolé. De plus, je suis certain que la plupart des Canadiens partagent le même sentiment. Le gouvernement canadien et les établissements commerciaux canadiens tentent de trouver des réponses. L’évaluation de l’emploi est un outil qu'ils trouvent utile. Plus vous obtiendrez rapidement une évaluation de l'emploi, plus vite vous mènerez la carrière à laquelle vous aspirez au Canada et aurez les outils pour être en mesure de savoir si vos ressources financières vous permettront de durer assez longtemps pour travailler dans votre champ d’expertise. Entre-temps, vous allez peut-être trouver que les gens sont prêts à vous payer pour ce que vous savez (vous pourriez être un excellent conseiller, commis comptable ou professeur) ou vous pourriez découvrir que vous possédez un grand sens des affaires. Au cours de la prochaine année, des milliers d’entre vous ouvriront des magasins, des écoles et un large éventail d’entreprises. J’espère que ce que vous lirez dans les pages suivantes vous aidera, même un peu, à réussir au Canada. Dale Sproule, rédacteur en chef. CNM
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