| Pouvez-vous vous acheter une maison ? |
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Selon un sondage que Decima Research a effectué pour le compte de la Banque Canadienne Impériale de Commerce et qui a été publié en 2004, il est plus probable que le nouvel arrivant s'achète une maison au cours de la prochaine année que celui qui est né au Canada. D'après ce sondage, les immigrants qui sont arrivés au Canada avant 1980 ont mis quinze ans en moyenne à s'acheter leur première maison au Canada alors que ceux qui sont arrivés depuis 1980 en mettent six en moyenne. Selon les experts, cela est dû au prix plus abordable des maisons et au nombre croissant de professionnels formés à l'étranger qui viennent s'établir au Canada. Ces derniers peuvent s'acheter plus rapidement une maison parce qu'ils en ont les moyens et sont plus en mesure de faire face aux exigences que cela entraîne. Ce sondage semble toutefois contredire un récent rapport de Statistique Canada intitulé Diminution de l'avantage des immigrants en matière de propriété. Selon ce rapport, les familles d'immigrants sont moins susceptibles de s'acheter une maison que leurs homologues canadiens en partie parce que leurs revenus baissent, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas se trouver de bons emplois. Le rapport de Statistique Canada semble indiquer que la baisse de revenu chez les familles d'immigrants est la raison pour laquelle le nombre d'entre elles qui sont propriétaires tombe. Comme ce rapport de Statistique Canada est fondé sur des renseignements tirés des recensements effectués de 1981 à 2001, il ne parle pas des cinq dernières années, mais il indique que vers 2001, 64 % des habitants de Toronto nés au Canada étaient propriétaires comparativement à 61 % des familles d'immigrants. Par contre, le sondage de Decima dit qu'environ 22 % des immigrants ont l'intention de s'acheter une maison au cours de la prochaine année comparativement à 14 % de ceux qui sont nés au Canada. Si vous désirez vous acheter une maison, devriez-vous tenir compte de ces études et de ces rapports ? Bien qu'ils ne devraient pas changer vos plans, ils devraient vous intéresser pour un certain nombre de raisons. L'économie canadienne est fondée sur le principe de la liberté de commerce : elle suit les lois de l'offre et de la demande. Lorsque cette dernière est forte pour un produit dans un certain segment de la population comme celui des immigrants ou des hommes qui ont entre 18 et 24 ans, les sociétés s'efforcent davantage de leur vendre ces produits et de voir à ce qu'ils soient bien servis, qu'il s'agisse de maisons ou d'autos. Ces clients reçoivent davantage d'informations et les sociétés se livrent à une concurrence plus vive pour répondre à leurs besoins. Résultat : les prix baissent et les conditions de paiement ou de crédit deviennent plus alléchantes. Si le marché pense au contraire que vous n'achèterez probablement pas un produit, il consacrera très peu de temps, d'argent ou d'énergie à découvrir comment mieux vous servir. Il tournera plutôt son attention vers les consommateurs possibles pour ses produits ou ses services. Autre aspect important du rapport de Statistique Canada : il met mieux en lumière la difficulté qu'ont les nouveaux arrivants à se trouver un emploi qui leur convient. Si personne n'est au courant de ce problème, rien ne sera bien entendu fait pour y remédier. Il faudra encourager les gouvernements et les entreprises à faire tout en leur pouvoir pour aider les immigrants à se trouver des emplois qui correspondent à leurs compétences. Comment cela vous touche-t-il en tant que consommateur ?Que vous vous achetiez une maison ou que vous vous ouvriez un compte en banque, c'est à vous de trouver les renseignements nécessaires pour obtenir ce que vous voulez. Si vous désirez vous acheter une maison, vous devrez vous procurer une copie de la brochure gratuite de la Société canadienne d'hypothèques et de logement Canada (SCHL) intitulée Le Guide du logement au Canada pour le nouvel arrivant. Rédigée en termes clairs, elle vous apprendra tout ce que vous devez savoir sur l'achat ou la location d'une maison. Vous pourrez la trouver en format PDF ( Adobe Acrobat ) sur le site web de la Société à www.cmhc.ca Vous pouvez aussi téléphoner à la SCHL au 1 800 668-2642 et vous en commander un exemplaire gratuit. Que les nouveaux arrivants en général s'achètent une nouvelle maison ou non, une chose n'en reste pas moins certaine : si vous voulez vous en acheter une, c'est à vous de demander le meilleur service possible. Vous aurez l'embarras du choix pour ce qui est de vous trouver un courtier en immeubles car ils se comptent par milliers. Les choses seront plus faciles si vous vous trouvez un courtier qui parle votre langue, mais l'important est qu'il connaisse son affaire. Parlez avec des agents de différentes sociétés. Ils pourront vous aider à franchir les premières étapes qui sont cruciales : savoir si vous avez droit à une hypothèque; savoir qui sera le prêteur et à quel taux d'intérêt. Si vous ne pouvez pas obtenir une hypothèque d'une banque importante, d'une caisse populaire ou d'une institution financière, vous devriez chercher à répondre aux exigences de ces organismes plutôt que de vous adresser à de petits courtiers en hypothèques moins bien établis. Vous devrez probablement avoir un emploi sûr, recevoir un certain salaire et obtenir une cote de crédit avant d'avoir droit à une hypothèque ordinaire. Soyez patient et travaillez à l'atteinte de ces objectifs. Demeurez en relation avec un courtier, surveillez le prix des maisons, apprenez à connaître votre nouvelle ville, décidez quel quartier vous désirez habiter et étudiez votre Guide du logement au Canada pour le nouvel arrivant. Si vous faites cela, vous serez fin prêt lorsque le moment sera venu de vous acheter une maison. Que Statistique Canada ou Decima Research dise que les nouveaux arrivants s'achètent des maisons ou non n'aura plus alors aucune importance pour vous puisque vous serez déjà en train d'emménager dans la vôtre. CNM
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