| S'intégrer à la vie canadienne, c'est ça ! |
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par Shawn Mintz Shawn Mintz travaille pour Accessible Community Counselling and Employment Services (ACCES), agence de formation et d'emploi qui offre un vaste éventail de services en emploi gratuits tant au chercheur d'emploi qu'à l'employeur. Quatre-vingt-cinq pour cent de leurs candidats ont été formés à l'étranger. Vous souvenez-vous du plaisir que vous ressentiez lorsque, enfant, vous attendiez la date de votre anniversaire de naissance et que vous aviez l'impression que cela prenait une éternité ? Des milliers d'immigrants qui viennent au Canada chaque année éprouvent le même sentiment. Pour Barry Yi, ingénieur civil originaire de la Chine avec 20 ans d'expérience, il a mis trois ans à venir au Canada. « Tout le processus pour immigrer a été long mais j'ai fini par me retrouver au Canada », dit-il. Comme Barry, sa femme et sa fille ont dit adieu à leurs parents et elles ont pris l'avion afin de pouvoir aller refaire leur vie dans leur nouveau pays. Pendant des années, ils avaient rêvé de ce moment et c'était enfin une réalité. À bord de l'avion, ils ont éprouvé des sentiments de jubilation et de nervosité. Yi s'est posé des questions comme les suivantes : est-ce que je vais parvenir à maîtriser une autre langue ? Est-ce que je vais me trouver un emploi ? Où ma fille ira-t-elle à l'école ? Où habiterons-nous ? Le 6 septembre 2003, les Yi ont atterri au Canada et leur première impression a été excellente. « Les agents de l'Immigration ont été très polis lorsqu'ils nous ont accueillis. Mon anglais n'était pas bon mais ils ont été très patients lorsqu'ils nous ont parlé et nous ont donné de l'information », se rappelle Barry. Au cours de ses premiers deux mois au Canada, les Yi ont obtenu leur numéro d'assurance sociale et leur carte d'assurance-santé, ils ont loué un appartement, ils ont inscrit leur fille à l'école, ils ont appris à conduire et ils ont étudié l'anglais. En novembre 2003, les Yi ont découvert l'agence Accessible Community Counselling and Employment Services (ACCES) où Barry a suivi un atelier destiné aux ingénieurs formés à l'étranger, qui les renseigne sur l'obtention du titre d'ingénieur au Canada, la terminologie en génie et la façon de bien orienter sa recherche d'emploi. « Avant de suivre cet atelier, j'avais peur de faire des appels impromptus, c'est-à-dire d'appeler un employeur pour lui demander un emploi ou une entrevue, en raison de mon anglais. Au cours de la période où j'ai suivi cet atelier, j'ai cependant fait des appels impromptus et cela m'a donné confiance en moi », raconte Barry avec fierté. Après trois mois au Canada, Barry voulait surtout se trouver un emploi dans son domaine. « L'argent que j'ai apporté de la Chine ne pouvait me permettre de vivre que six mois à un an et j'étais épuisé et anxieux parce que mes dépenses rongeaient mes économies d'un mois à l'autre », poursuit-il. Ce qui l'encourageait, c'était de voir d'autres nouveaux arrivants au Canada réussir; il s'est dit que s'ils pouvaient y parvenir, qu'il le pouvait lui aussi. La première expérience du travail au Canada qu'a eue Barry a été un stage de six mois en tant que bénévole au TTC où il remplissait les fonctions d'ingénieur principal de projet. Ce fut une expérience des plus utiles parce que cela l'a aidé à mieux communiquer en milieu de travail. « Au cours de la première réunion à laquelle j'ai assisté au TTC, je ne pouvais comprendre que 25 % de ce qui se passait. J'étais très nerveux et je m'en faisais au sujet de ma capacité à communiquer en anglais. » Barry était décidé à améliorer son anglais et il y travaillait à chaque jour en écoutant la radio, en regardant la télévision et en lisant les journaux. Au cours des premiers mois de son stage, il avait peur de parler à ses superviseurs. « Mais il fallait que je leur parle. Dès que j'en avais la chance, je leur posais une question et si je ne comprenais pas la réponse, je disais « pardon ». Ils étaient très polis et très patients lorsqu'ils me parlaient d'un problème. » Après trois mois de travail au TTC, Barry comprenait 70 % de ce qu'il s'y disait et il n'avait pas peur de poser des questions. Après son passage au TTC, Barry s'est dit que s'il n'arrivait pas à se trouver un emploi en octobre 2004 qu'il accepterait un travail de manoeuvre. « Même si je devais faire un travail manuel, je ne cesserais pas pour autant de me chercher un emploi dans mon domaine », a-t-il dit. Il se souvient de s'être fâché lorsqu'il se demandait s'il se trouverait un emploi et, à certains moments, il voulait tout laisser tomber. « Mais mon frère, ma femme et même ma fille m'ont encouragé, m'ont dit de ne pas lâcher et que je finirais par avoir un emploi. Même mes parents m'ont dit de continuer à me chercher un emploi correspondant à mes compétences et de ne pas abandonner. » La famille de Barry lui a inspiré la confiance en lui dont il avait besoin pour persévérer dans sa recherche d'emploi. Le 20 septembre 2004, avec l'aide d'ACCES, Yi s'est décroché un emploi de technicien en ingénierie. Sa femme est la première personne qu'il a appelée pour lui annoncer la bonne nouvelle car elle était temporairement retournée en Chine. « Félicitations
! lui a-t-elle dit, je pense que tu as un emploi parce que tu le mérites bien. » Barry a fêté son premier emploi au Canada en emmenant sa fille dîner au restaurant. Ils ont mangé de la pizza comme une vraie famille canadienne.
Les meilleurs sites web pour ceux qui ont été formés à l'étranger
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