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Des voies académiques vers des carrières vertes

Par Consuelo Solar

Alors que, dans le monde entier, les problèmes relatifs au changement climatique, à la production agricole moderne, à la gestion des ressources et à la durabilité font la une des quotidiens et dictent les décisions politiques et économiques, les spécialistes de l’environnement deviennent incontournables.

L’Organisation pour les carrières en environnement (OCE) rapporte que le secteur de l’environnement représente approximativement 3,2 % de la main d’oeuvre canadienne et que 530 141 personnes occupent des emplois liés à l’environnement. L’OCE note également qu’il y aura encore beaucoup de postes à pourvoir.

Selon le ministère de l’Environnement de l’Ontario : « Ici au Canada, les gens cherchent des solutions aux problèmes environnementaux qui affectent le monde entier, du changement climatique à l’alimentation en eau propre. Cela fait en sorte que l’industrie de l’environnement est l’un de nos secteurs en pleine croissance et offre une grande variété d’opportunités professionnelles et économiques particulièrement intéressantes. »

Ce scénario vient renforcer les prévisions optimistes d’Emploi-Avenir Ontario pour les professions du secteur de l’environnement de 2009 à 2013, selon lesquelles les géologues, les biologistes, les ingénieurs chimistes et les autres professions connexes connaitront une croissance moyenne, voire importante, en termes de demande.

Pour Ingrid Leman Stefanovic, directrice du Centre pour l’environnement de l’université de Toronto, cela n’est pas étonnant. « L’environnement n’est plus un sujet marginal qui rassemble une poignée de militants. Au contraire, les défis environnementaux affectent tous les niveaux de la société, autant au niveau de la santé et du bien-être et que de notre dépendance aux ressources naturelles... Poursuivre une carrière en environnement aujourd’hui permet aux étudiants de prendre les devants dans la résolution de ces problèmes de grande envergure » dit-elle.

Les opportunités existent non seulement pour les scientifiques de l’environnement mais aussi dans des domaines comme la gestion, l’éducation et l’élaboration de politiques. C’est la raison pour laquelle les étudiants qui décident de suivre des études en environnement peuvent trouver plusieurs alternatives aux cycles supérieurs en Ontario. Voici quelques programmes offerts par les universités en Ontario :

L’université Brock, dont le campus se trouve sur l’escarpement du Niagara, offre la possibilité d’étudier dans un environnement dominé par une formation géologique naturelle. Les étudiants y travaillent à l’obtention d’une maîtrise ès sciences (MSc) en sciences de la terre, encadrés par un corps professoral spécialisé en géologie glaciaire et géomorphologie, en géochimie des bassins hydrologiques, suivi biologique du lichen, palynologie marine et terrestre, dynamique du débit, géochimie des isotopes carbonates, tectonique spatiale, climatologie et géologie quaternaire (www.brocku.ca).

L’université Carleton et l’université d’Ottawa dispensent la plupart de leurs programmes environnementaux conjointement. Les programmes d'études supérieures d’Ottawa-Carleton débouchent sur des MSc et des doctorats en toxicologie chimique et environnementale, en ingénierie de l’environnement, en sciences de la terre et en énergie durable. Les étudiants bénéficient de l’enseignement et des installations de recherche des deux universités. La plupart des cours sont dispensés en anglais. En revanche les activités de recherche peuvent se faire en français. Leur objectif est de préparer les candidats à des carrières d’enseignement et/ou de recherche dans le secteur privé ou public (www.carleton.ca, www.uottawa.ca).

L’école de génie de l’université de Guelph propose deux diplômes d’études supérieures : modélisation des applications en génie hydro-économique et conception technique des systèmes durables de ressources en eau. Tous deux ont été conçus pour les ingénieurs canadiens diplômés qui souhaitent changer de carrière et pour les immigrants reçus qui recherchent des titres de compétences canadiens. Ces diplômes font appel à la spécialisation des programmes d’ingénierie en ressources en eau déjà existants, et mettent l’accent sur les investigations et la conception de systèmes de contrôle et d’utilisation des ressources terrestres et hydriques comme partie intégrante de la gestion des bassins hydrologiques urbains et ruraux (www.uoguelph.ca).

L’école de récréation extérieure, des parcs et du tourisme de l’université Lakehead offre une maîtrise d’études environnementales en récréation et tourisme dans le cadre de la nature. Il s’agit d’un diplôme interdisciplinaire ancré dans les sciences sociales comme l’étude des loisirs, la géographie humaine, la sociologie, la psychologie et l’anthropologie mais aussi dans les secteurs professionnels du tourisme, du développement communautaire, de la gestion des ressources, des parcs et zones protégées et de la foresterie. Ce diplôme met l’accent sur le développement des compétences en recherche, en connaissance des politiques et en planification, ainsi que sur les comportements propres à la récréation et au tourisme (www.lakeheadu.ca).

L’école de géographie et sciences de la terre de l’université McMaster abrite la faculté de sciences et de sciences sociales qui propose des programmes de maîtrise et de doctorat. Elle offre aussi aux étudiants qualifiés le passage direct du premier cycle au doctorat. Les étudiants souhaitant poursuivre des études supérieures dans cette école doivent contacter directement les superviseurs de la faculté d’études supérieures avant de déposer leur candidature auprès de cette école (www.science.mcmaster.ca/~geo/).

La maîtrise en études environnementales de l’université Queens propose une formation dans le domaine du développement durable basée sur une approche multidisciplinaire tenant compte des changements environnementaux, des futures conséquences des décisions actuelles et de l’interdépendance entre le bien-être humain et de la qualité de son environnement. L’école d’études environnementales associe les concepts de la toxicologie et chimie environnementales, d’écosystème, de santé humaine, de gestion et de politiques environnementales avec l’importance des systèmes sociaux, culturels et économiques, tout cela sous le thème central de la durabilité (www.queensu.ca).

La maîtrise en science et gestion appliquées à l’environnement de l’université Ryerson est un programme multidisciplinaire qui met l’accent sur la recherche appliquée pour résoudre les problèmes de protection de l’environnement, de conservation et de développement durable. Ce programme prépare les étudiants à des carrières professionnelles dans l’industrie de l’environnement, ainsi qu’aux études doctorales. Il s’inspire d’une démarche de gestion de systèmes pour résoudre les problèmes environnementaux qui touchent les secteurs privé et public, en tentant d’intégrer les nombreuses décisions d’une organisation et leurs effets sur l’environnement (www.ryerson.ca/ensciman/).

Le programme d’études supérieures en sciences de l’environnement et de la vie de l’université Trent débouche sur une maîtrise et un doctorat. Le corps professoral y est spécialisé en biologie, en chimie, en sciences des ressources de l’environnement, en criminalistique et en géographie. Les étudiants ont accès aux installations de recherche pour le séquençage d’ADN et l’analyse d’empreintes génétiques, ainsi qu’au Water Quality Centre, au Canadian Environmental Modeling Centre et à l’Oliver Ecological Centre for Teaching and Research (www.trentu.ca/els/).

De nombreux départements de l’université de Toronto offrent des programmes d’études supérieures dans le domaine de l’environnement, notamment le génie de l’environnement, l’écologie et la biologie évolutionniste, la géographie et la planification ainsi que les géosciences. Par ailleurs, il existe des programmes d’études supérieures interdisciplinaires comme la maîtrise et le doctorat en sciences de l’environnement. Le centre pour l’environnement, situé dans le campus St. George, propose une maîtrise et un doctorat collaboratifs qui permettent aux étudiants de s’inscrire dans l’un des 24 départements et d’avoir la mention environnement dans leur programme d’études (www.environment.utoronto.ca/).

Le département d’études sur l’environnement et les ressources de l’université de Waterloo propose une maîtrise en études environnementales et un doctorat en durabilité écologique et sociale. Ces programmes sont multidisciplinaires et intègrent une approche de sciences humaines et sociales. Ils ont pour objectif de comprendre et d’atteindre la durabilité dans un monde dynamique et complexe. L’enseignement et la recherche mettent l’accent sur le travail dans trois domaines qui se recoupent: analyse et gestion des ressources, fonctions et renouvellement des écosystèmes sociaux, gouvernance et politiques de durabilité (http://uwaterloo.ca/).

Le programme d’études supérieures en environnement et en durabilité de l’université de Western Ontario est fondé sur l’enseignement par projets qui renforcent les compétences des étudiants afin de les préparer à une carrière en environnement. Les étudiants peuvent poursuivre une maîtrise ou un doctorat collaboratif avec soutenance de thèse ou une maîtrise basée sur des cours. Cette université offre également une maîtrise en sciences de l’environnement, une maîtrise en génie et un doctorat en génie civil et environnemental (www.grad.uwo.ca).

La faculté d’études environnementales de l’université York a été créée en 1968, et elle était la première de la sorte en Amérique du Nord. Elle offre actuellement une maîtrise et un doctorat en études environnementales et forme divers types de planificateurs pour travailler dans le monde universitaire, le gouvernement et le secteur privé aux niveaux national et international. Cette faculté a abrité de nombreux projets de développement international importants qui ont généré des recherches et des fonds de recherches pour les étudiants et le corps professoral. Pendant ces dernières années, l’école s’est hissée au premier plan de la recherche sur les questions environnementales urbaines et la durabilité environnementale et culturelle (http://www.yorku.ca/fes/).

cnm

 

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