| Apprendre à vivre au Canada |
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par Gilda Spitz
« L’apprentissage ne s’arrête pas le jour où vous quittez l’école, » croit Susan Nielsen. L'éducation des adultes en Ontario D’un point de vue législatif, très peu d’avancées dans l’éducation des adultes se sont produites depuis cette époque. Une mince augmentation dans les budgets du conseil scolaire pour l’éducation des adultes a été accordée. Le gouvernement a aussi publié un rapport, L’Ontario apprend, qui a aidé a définir l’éducation des adultes en Ontario. Malgré ces petites améliorations, « nous avons encore du chemin à faire pour récupérer ce que nous avons perdu, » dit Mme Nielsen. L’ASAB160 est devenu TASA en 1999, et souhaite donner une voix aux apprenants adultes de l’Ontario et relever les défis propres à l’éducation des adultes. TASA Mme Nielsen croit que tous les gouvernements doivent « unir leurs efforts pour offrir des programmes de qualité. » Elle explique pourquoi sa cause est si importante en révélant une statistique choquante : « 42 pour cent de tous les adultes Canadiens éprouvent des difficultés à lire le journal. ». Beaucoup d’emplois qui acceptaient auparavant des candidats avec un simple diplôme d’études secondaires exigent à présent des diplômes de niveau postsecondaire – même pour des emplois « à la chaîne » dans le secteur automobile. Dans l’économie du savoir, l’éducation aux adultes est plus importante que jamais, et ce quel que soit l’âge. Dans un article du Toronto Star datant de 2006, on estime qu’à elles seules, les universités de Toronto, de York et Ryerson comptaient approximativement 50 000 étudiants inscrits dans des programmes non crédités, dans des formations continues ou pour adultes. Sur 54 000 inscriptions (en 2006) à l’université Humber, 67 pour cent des étudiants avaient entre 25 et C’est là qu’intervient TASA. Pour beaucoup de nouveaux arrivants, une des solutions est d’assister aux cours d’anglais langue seconde (ALS), mais ce n’est qu’un début. Les programmes « de transition », offerts par plusieurs collèges et universités, peuvent leur être très profitables. Les programmes de transition aident les nouveaux immigrants à franchir le fossé entre l’éducation reçue à l’étranger et les connaissances exigées par le marché du travail canadien. Ils consistent souvent en deux ans de scolarité, portant sur les réglementations canadiennes, la terminologie, les pratiques, et comprennent parfois des stages et du tutorat. Les programmes de transition sont « le chemin le plus rapide vers le point où les nouveaux arrivants étaient parvenus dans leur pays, » explique Mme Nielsen. Depuis peu « la quantité de programmes destinés aux nouveaux Canadiens a augmenté exponentiellement, » dit-elle. La multitude des parcours éducatifs s’offrant à eux peut être déconcertante. Avec un personnel de quatre employés et plus de 16 bénévoles, TASA offre un « quartier général des possibilités éducatives à Toronto ». La formation aux adultes dépasse les sujets scolaires traditionnels. Les nouveaux arrivants ont besoin de tout apprendre « de l’anglais aux codes culturels canadiens » et plus encore : comment trouver une garderie, comment utiliser le système bancaire, comment établir son dossier de crédit, et comment traiter avec des propriétaires frauduleux... Mme Nielsen explique que ces expériences sont aussi importantes que la scolarité et la langue, car un nouvel arrivant qui doit s’inquiéter de ses finances, de faire garder son enfant, ou d’un appartement insalubre a du mal à se préparer pour un emploi. En plus de rencontres personnalisées avec les clients, TASA est impliquée dans d’importantes initiatives communautaires, incluant la journée de l’alphabétisation familiale, la semaine ALS et la semaine internationale des étudiants adultes. Pour résumer ses sentiments sur l’importance de l'éducation continue des adultes, Susan Nielsen cite Confucius : Pour plus d’information… cnm |



