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La formation dans les médias au Canada

Reprendre la communication
Par Theresa Wojtasiewicz

« Une communauté mondiale ne peut seulement exister qu’à travers une communication écrite, ce qui signifie bien plus que de vastes infrastructures à ondes courtes éparpillées de part le monde. Cela signifie une compréhension commune, des traditions communes, des idées communes et des idéaux communs. »
-Robert M. Hutchins

La communication fait partie de nos vies. À partir du moment où nous nous levons, nous sommes en constante communication avec les autres, soit nous parlons avec quelqu’un directement, soit nous recevons l’information présentée par les divers médias. Nous lisons les journaux, surfons sur le Web, regardons la télévision ou écoutons la radio pour entendre les nouvelles et nous divertir. Les magazines nous fournissent de l’information sur la manière dont nous vivons. Même nos téléphones sont devenus plus que de simples appareils que nous utilisons pour parler à nos amis et à notre famille. Mais quelque part derrière toutes les informations que nous voyons et que nous entendons se trouve un professionnel en communication qui livre ces informations.

Au Canada, la plupart des carrières en communication ne sont pas réglementées de la manière dont d’autres professions le sont, comme la médecine ou la comptabilité. Cependant, si vous souhaitez poursuivre votre carrière dans les communications au Canada, vous devrez répondre aux exigences des employeurs en matière de compétences. C’est une bonne idée de faire évaluer vos qualifications académiques, ce que vous pouvez faire avant de quitter votre pays d’origine. Les services d’évaluation des diplômes tels que World Education Services Canada (voir numéro 27, Juillet/Août 2009) vous fourniront, ou fourniront à votre potentiel employeur ou à l’institution d’enseignement où vous postulez un rapport indiquant comment votre niveau d’éducation se compare à celui des gens formés au Canada. Un niveau avancé d’anglais et/ou de français écrit et parlé est nécessaire. Il se peut qu’on vous demande d’utiliser de la technologie qui n'était pas disponible dans votre pays d’origine. Des obstacles culturels et sociaux peuvent aussi se présenter; si vous êtes journaliste, par exemple, il se peut que vous veniez d’un pays où la liberté de la presse tient une place différente qu’au Canada ou en Amérique du Nord, et la façon dont vous faisiez votre travail là-bas peut différer de ce que vous aurez à faire ici.

Une manière d’améliorer vos perspectives d’emploi dans votre domaine est de fréquenter une école au Canada afin de recevoir un titre universitaire ou un diplôme.

À l’Université Carleton d' Ottawa, les journalistes formés à l’étranger peuvent postuler pour un programme de maîtrise en journalisme. Ils sont invités à rencontrer le directeur des études afin que leurs niveaux d'expérience et d'éducation puissent être évalués et ils doivent être en mesure de répondre aux exigences linguistiques en anglais. Certains individus peuvent avoir été journalistes dans leur pays d'origine, mais ils doivent mettre à jour leurs compétences. D'autres, en arrivant au Canada, veulent devenir journalistes et souhaitent s'inscrire au programme du baccalauréat en journalisme. S'ils ne sont pas admis parce qu'ils n'ont pas le niveau d'éducation ou les diplômes requis ou qu'il n'est pas possible de vérifier leur niveau d'éducation, ils peuvent s'inscrire en tant qu'étudiants spéciaux. Une fois que les cours dont ils ont besoin pour être admissible sont complétés, ils peuvent postuler pour intégrer la deuxième année du programme. Les places sont limitées donc les postulants doivent obtenir de bonnes notes pour être acceptés.

Sheridan Collège offre un programme intensif de trois semestres pour les professionnels du journalisme et les étudiants avec un titre universitaire ou un diplôme collégial intéressés par une carrière en journalisme. Le programme Media for Global Professionnals s’est développé à partir du programme de journalisme canadien pour les auteurs formés à l'étranger de Sheridan. Il met l'accent sur la diversité culturelle aussi bien que la diversité technologique des communications (blogues, sites Wiki, baladodiffusion, réseaux sociaux) et il explore les possibilités d'entrepreneuriat propre au journalisme électronique. Les nouveaux arrivants intéressés par ce programme doivent faire évaluer leurs qualifications académiques par collegesdelontario.ca, ou avoir de l'expérience comme journalisme, comme rédacteur ou avoir œuvré dans un domaine connexe. Ils devront fournir un curriculum vitae avec une brève autobiographie, un court essai sur la raison pour laquelle ils souhaitent intégrer le programme ainsi que des exemples de textes qu’ils ont écrit. Ils devront aussi passer un examen pour démontrer leur niveau d'anglais canadien, ou fournir une preuve qu’ils ont réussi l'examen du TOEFL ou d'un autre programme d’anglais. Si vous avez besoin de soutien, le conseiller du programme vous orientera vers un cours d'anglais langue seconde afin de mettre à jour vos compétences.

Si vous êtes un professionnel de l’édition dans votre pays d'origine et que vous désirez approfondir vos connaissances de l'industrie de l’édition au Canada avant de chercher du travail, vous pourriez envisager le certificat du programme d’édition de l’école G. Raymond
Chang des études continues de l’Université Ryerson de Toronto. Les enseignants du programme sont impliqués dans tous les aspects du domaine de l’édition et apportent une expérience récente et pertinente dans leurs cours. Les cours du programme couvrent à la fois l’édition pour les publications classiques et l’édition électronique, et permettent de développer les compétences nécessaires à chaque étape du processus, de l’édition à la commercialisation en passant par la production et la conception. On offre aussi des cours spécialisés sur l'édition pour enfants, les publications académiques, les revues professionnelles, et sur les défis du monde de l’édition. Beaucoup de cours de ce programme sont offerts à distance, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire d’assister en personne aux cours, ceux-ci étant offerts par Internet. Vous aurez quand même la possibilité d’interagir avec un instructeur et avec d’autres étudiants depuis chez vous et vous aurez toujours l’avantage de rencontrer d’autres personnes du monde de l'édition. Pour être admis, il faut un diplôme ou de l’expérience professionnelle dans ce domaine ou dans un domaine connexe.

Les relations publiques constituent un autre domaine important des communications. Le Collège Humber à Toronto est reconnu et jouit d’une bonne réputation parmi les professionnels des relations publiques. Beaucoup des nouveaux élèves des programmes de relations publiques de Humber sont recommandés par des diplômés qui ont obtenu un emploi dans ce domaine.

Humber offre à la fois un diplôme avancé (trois ans d’études) qui inclut un stage de quinze semaines et, pour les étudiants qui ont déjà un diplôme de trois ans ou un diplôme de premier cycle, un certificat d’un an comprenant un stage de huit semaines. Il se peut qu’on exige que les étudiants internationaux postulant pour ce programme suivent un programme d’anglais à des fins académiques (EAP). Ils doivent obtenir un minimum de 60 pour cent pour être admis au programme de diplôme avancé en relations publiques et un minimum de 80 pour cent pour le certificat. Comme tous les autres postulants aux programmes de relations publiques, les nouveaux arrivants doivent se rendre à une entrevue et passer un test écrit. Le programme est contingenté, donc l’admission à ces programmes peut devenir très compétitive. La demande pour des professionnels en relations publiques est forte dans le secteur des affaires, de même que dans le domaine des œuvres caritatives, et elle continue à croître.

Il existe des associations professionnelles pour les professionnels des médias et des communications ; en être membre peut s'avérer nécessaire pour s'assurer un emploi.

Faire partie de ces associations pourrait aussi vous permettre de rencontrer d'autres professionnels de votre domaine. L'Association canadienne des journalistes (CAJ) a des branches dans chaque province. Pour ceux œuvrant dans les relations publiques, les employeurs peuvent exiger que les candidats soient membres de la Société canadienne des relations publiques (SCRP). Ils pourraient aussi exiger qu'un candidat ait la certification
APR (accréditation dans les relations publiques) offerte à travers la SCRP. Les employeurs de l'industrie de l'édition peuvent préférer que les réviseurs soient membres de l'Association canadienne des réviseurs et en soient certifiés.

Que vous soyez déjà un professionnel des médias et des communications ou que vous cherchiez à intégrer le domaine, les programmes mentionnés dans cet article vous offrent l'opportunité de promouvoir la compréhension, les traditions, les idées et les idéaux communs à la communauté mondiale en étant l’un des professionnels des communications qui livre cette information.

Pour plus d'information au sujet des programmes et associations mentionnés ci-dessus, veuillez contacter :

cnm

 

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