| Formation continue : |
|
Augmentez vos chances sur le marché du travail
Dans cette éventualité, un nombre important d’immigrants formés à l’étranger, dont beaucoup ont une bonne une expérience de travail, décident de poursuivre leur éducation afin d’améliorer leurs compétences ou d’en acquérir des nouvelles qui leur procureront des avantages. Ils se tournent vers les institutions qui offrent de la formation continue : universités, collèges d’enseignement professionnel, écoles de métiers et conseils scolaires. La formation y est transmise à travers des ateliers, des séminaires, des cours en ligne, des conférences, ou des formations pratiques. Alors que tout le monde peut prendre des cours sans crédit pour son perfectionnement personnel, l’éducation professionnelle continue est destinée aux étudiants adultes qui ont déjà un diplôme d’études secondaires. Ces institutions dispensent un certificat ou des crédits attestant de leur participation et de leur progrès. Marilyn Booth, directrice de l’école de formation continue a l’université de Toronto explique son mandat : « Être à l’écoute de ce que les adultes veulent apprendre. De cette façon, nos cours sont une réponse aux changements du milieu des affaires et de nos communautés. » Elle ajoute : « Nous offrons des cours qui peuvent faire toute la différence pour les gens qui veulent comprendre le milieu des affaires canadien, et obtenir les compétences et l’éducation dont ils ont vraiment besoin. » Les programmes de certificat sont flexibles, permettant aux étudiants de compléter leurs études en une ou deux années intensives, ou à temps partiel pour une période plus longue. Ces programmes peuvent être aussi exigeants qu’un baccalauréat universitaire, alors avant de décider où vous voulez investir votre argent et vos efforts, vous devez savoir à quoi vous attendre. « Tout étudiant dans un programme de formation continue doit être un bon consommateur, c’est à dire qu’il doit savoir ce qu’il achète. Je crois qu’il n’existe pas de solution universelle, » dit Mme Booth. « Beaucoup de professionnels étrangers ont des maîtrises ou des doctorats, et sont très bien éduqués. Certains d’entre eux veulent peut-être un autre diplôme, mais d’après mes conversations avec eux, il me semble que ce qu’ils recherchent sont des connaissances qui les mèneront à un travail valorisant au Canada. C’est pourquoi nous avons centré nos certificats sur les connaissances nécessaires au monde du travail, » indique-t-elle. Beaucoup de professionnels formés à l’étranger, qui n’ont pas forcément besoin de nouveaux crédits, décident de s’engager dans une formation continue dans le but d’améliorer leur curriculum vitae, mais, d’après certains critiques, ils n’y apprennent pas grand chose. La réponse de Mme Booth à ces commentaires est catégorique : « Nos certificats sont rigoureux et ils donnent aux étudiants des connaissances qu’ils peuvent utiliser concrètement et immédiatement. » Puisque les professionnels internationaux sont très nombreux à s’inscrire dans les programmes de formation continue, beaucoup d’institutions développent leurs cours en fonction de leurs demandes. Phil Schalm, directeur du programme Gateway for International Professionals, un programme de transition à l’école de formation continue Chang de l’université Ryerson, affirme que l les nouveaux arrivants qui suivent un cours ou un programme de formation continue se divisent en deux catégories : ceux qui cherchent à se qualifier pour entrer dans un ordre professionnel, et ceux qui veulent trouver un emploi. Certains immigrants en quête d’emploi suivent les cours d’une institution canadienne dans l’espoir que les employeurs reconnaîtront davantage leurs diplômes internationaux, mais M. Schalm les avertit : « C’est probablement la raison la moins défendable, car il existe des agences d’évaluation de diplômes qui peuvent confirmer l’équivalence de diplômes internationaux avec ceux dispensés au Canada. » Obtenir des connaissances professionnelles unique ou exigées dans un milieu de travail particulier est une autre raison de suivre ces programmes. « Un comptable au Canada doit connaitre la loi canadienne sur les taxes; un travailleur social doit connaître le domaine juridique, » explique M. Schalm. « Aussi, (ils sont utiles pour) accede à une carrière spécialisée. Par exemple, un gestionnaire en ressources humaines pourrait venir d’un milieu où ces professionnels sont des généralistes ; il pourrait alors vouloir se spécialiser dans un domaine comme la santé et la sécurité au travail, ou la diversité et l’équité. » Beaucoup de professionnels internationaux, quand ils arrivent au Canada pour la première fois, ont du mal à rencontrer des gens qui travaillent dans leur domaine. Assister à des cours concernant ce domaine permet de construire un réseau de soutien interpersonnel, également utile à leur carrière. « Cela ne concerne pas uniquement les professions non-réglementées, mais c’est probablement plus commun dans des domaines tels que le marketing et les ventes ou l’informatique, » dit M Schalm. La formation continue est aussi considérée comme une manière efficace d’acquérir des compétences simples et des habilités comportementales de communication en milieu de travail. M. Schalm observe : « les employeurs confirment qu’ils embauchent des gens qui possèdent des compétences professionnelles, mais qu’ils renvoient ceux qui manquent d’habiletés comportementales. » Il ajoute : « prendre un cours de formation continue guide l’étudiant à travers un processus d’autoréflexion qui lui permet d’identifier ses compétences, et l’aide à s’améliorer sur les points les plus cruciaux pour les employeurs canadiens. Les nouveaux arrivants gagnent en connaissances et en confiance, ce qui génère de meilleurs CV, des réponses positives aux entrevues et même de meilleurs choix de carrière. » CNM |



Selon le gouvernement de l’Ontario, près de 70 pour cent des nouveaux immigrants adultes de la province ont un diplôme d’études secondaires ou une formation obtenue dans leur pays. Mais dans un contexte où le Canada se remet graduellement de la récession mondiale, le marché du travail est devenu bien plus compétitif et exige des diplômes canadiens. Les nouveaux immigrants et ceux qui sont déjà établis essaient de comprendre ce qu’ils doivent faire pour trouver un premier employ correspondant à leurs qualifications, ou pour changer de carrière.