| Informations importantes sur le test Pap |
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par Consuelo Solar Le test Pap ou frottis cervico-vaginal est l’un des nombreux tests que votre médecin ou votre infirmière réalisera lorsque vous passerez un bilan de santé. Le test Pap permet d’examiner les cellules du col de l’utérus et de révéler les changements malsains de ces cellules. Les cellules malsaines peuvent parfois causer un cancer du col, qui représente le deuxième type de cancer le plus fréquent chez les femmes de 20 à 49 ans, après le cancer du sein. Selon Action Cancer Ontario (ACO), les cas de décès dus à cette maladie ont baissés de plus de 60 pour cent sur les 30 dernières années, principalement en raison des examens de dépistage à l’aide de tests Pap périodiques. Toutefois, environ 25 pour cent des Ontariennes ne se font pas examiner régulièrement et la plupart d’entre elles sont des nouvelles arrivantes au Canada.
Il se peut que certaines femmes aient peur de ce test, surtout si elles ne savent pas comment fonctionne le système canadien. Dans ce cas, Dre Mai recommande de commencer par trouver un médecin de famille et de faire en sorte que ce test fasse partie des examens médicaux réguliers. « Les nouvelles immigrantes doivent savoir que trouver le bon médecin de famille est difficile, mais que cela reste un droit, et une fois qu’elles en auront un, tout sera plus facile car elles pourront lui poser des questions sur ce test » explique-t-elle. Les femmes qui pensent que ce test est désagréable doivent se rappeler que le taux de survie du cancer du col de l’utérus est supérieur à 90 pour cent lorsqu’il est dépisté précocement. « Ce moment de gêne ne dure qu’une ou deux minutes et il permet de vous assurer que tout va bien dans votre col et que vous avez votre santé en main » souligne Dre Mai. « Si on trouve quelque chose d’anormal lors du dépistage, cela signifie que le stade est précoce ; en revanche si une femme attend d’avoir des saignements ou des douleurs, cela signifie que son cancer est déjà bien avancé. » C’est pourquoi le Programme ontarien de dépistage du cancer du col de l’utérus recommande que toutes les femmes qui ont déjà eu des relations sexuelles aient des tests Pap jusqu’à l’âge de 70 ans. « Le test Pap permet de trouver la plupart des cellules anormales, mais pas toutes. Et comme ce test n’est pas parfait, on encourage les femmes à le faire chaque année. En revanche, si les tests sont normaux pendant trois années consécutives, on conseille alors de passer le test tous les trois ans dans la plupart des cas » explique Dre Mai. « Ce qui est particulièrement inquiétant, ce sont les femmes qui ne font pas le test pendant des années. D’ailleurs, les études ont montré que les femmes qui n’avaient jamais eu de test Pap présentaient un risque beaucoup plus élevé. » A quoi s’attendre ? Le test Pap peut être effectué dans un cabinet médical ou une clinique communautaire. Il existe deux bonnes sources pour trouver un prestataire fiable, The Association of Local Public Health Agencies (www.alphaweb.org/ont_health_units.asp), et Ontario Women’s Health Network (www.owhn.on.ca/dir_online.htm). Le test Pap doit être effectué entre les périodes de menstruations et il est recommandé d’attendre 24 heures après le dernier rapport sexuel et 48 heures après avoir appliqué des mousses ou des médicaments dans le vagin avant d’en faire un. Un examen interne doit ensuite suivre, pendant lequel le médecin ou l’infirmière ausculte le vagin, l’utérus et les ovaires. Il est normal d’avoir de légers saignements après ce test. Il y a trois résultats possibles : normal ou négatif, anormal ou cancer du col de l’utérus. Dans la majorité des cas, les résultats du test Pap seront normaux et le prochain test devra avoir lieu un à trois ans plus tard. La fréquence variera selon les personnes. Votre médecin ou votre infirmière ne vous téléphonera que s’il y a un problème. Si les résultats de votre test Pap sont anormaux, cela signifie qu’il y a des changements dans les cellules du col de l’utérus ou qu’il y a une infection à traiter. Dans la plupart des cas, les cellules anormales redeviennent normales par elles-mêmes. Cependant, dans d’autres cas, celles-ci pourront se transformer en cellules cancéreuses si elles ne sont pas dépistées et traitées à temps. Généralement, le cancer du col de l’utérus peut se développer sur une longue période de temps, et il n’y a généralement pas de symptôme ou de signe avant-coureur. Heureusement, des tests Pap réguliers peuvent déceler la majorité des cellules anormales du col de l’utérus avant qu’elles ne se transforment en cancer, et le suivi demeure tout aussi important. Docteure Mai fait preuve d’empathie lorsqu’elle dit que « le test Pap n’est que le commencement du processus de dépistage, et si vous avez quelque chose qui nécessite un suivi, vous ne pourrez avoir des réponses à vos questions que lors de votre prochain rendez-vous médical. Passer le test n’est pas suffisant pour faire un diagnostic, il permet seulement d’identifier les anormalités qui requièrent un examen approfondi, voire un traitement. » Si les résultats montrent des changements de cellules, un traitement spécialisé sera recommandé. Pour ce qui est des changements de cellules plus graves, la patiente sera orientée vers un spécialiste qui fera un examen approfondi du col à l’aide d’un colposcope. Le médecin pourra également réaliser une biopsie (prélèvement d’un petit échantillon de tissu du col de l’utérus) de façon à l’examiner avec soin au laboratoire, à l’aide d’un microscope. Il s’agit de la seule façon de déterminer avec certitude si des cellules anormales représentent un cancer. Vaccin contre le VPH Le virus du papillome humain (VPH) fait partie des infections sexuellement transmissibles les plus courantes et il représente la principale cause du cancer du col de l’utérus. Gardasil est un vaccin contre le VPH dont l’usage a été approuvé au Canada. Il prévient des infections des deux principaux types de VPH (16 et 18) qui causent environ 70 pour cent des cas de cancer du col de l’utérus. Le Comité consultatif national de l'immunisation recommande de vacciner les filles de 9 à 13 ans, avant leur première relation sexuelle, et pour les jeunes femmes de 14 à 26 ans, même si elles sont déjà sexuellement actives. Toutefois, comme ce vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH, les femmes vaccinées devront continuer à faire des tests Pap réguliers. Pour plus d’information sur la prévention et le traitement du cancer du col de l’utérus, veuillez consulter le site web de la Société Canadienne du Cancer (www.cancer.ca) ou d’Action Cancer Ontario (www.cancercare.on.ca). cnm |



Docteure Verna Mai, directrice provinciale de la santé publique de l’ACO, déclare que de nombreuses femmes nouvellement arrivées au Canada ne connaissent pas le système de santé du pays ou ont des obstacles linguistiques qui les empêchent de demander à leur médecin des renseignements sur le test Pap. « Cela dépend généralement de leur pays d’origine, mais il arrive que certaines femmes n’aient jamais fait de test Pap de leur vie, donc lorsqu’elles viennent au Canada, elles ne savent pas qu’elles doivent en faire un régulièrement » explique-t-elle. « Les médecins doivent rappeler à leurs patientes de faire ce test, et celles-ci doivent en parler si elles n’en ont jamais fait. »