| De l’aide pour vous tirer d’affaire |
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Entrez dans votre librairie de quartier et vous trouverez des centaines, voire des milliers de guides pratiques. Vous pouvez trouver des classiques comme How to Win and Influence People, ou d’autres plus fantaisistes tels que You Mean I’m Not Lazy, Stupid or Crazy ? : The Classic Self-Help Book for Adults with Attention Deficit Disorder. Donc, avec autant de livres, pourquoi une personne qui a un problème aurait besoin d’autre chose ? Spencer Brennan, coordonnateur pour le Réseau Ontarien de l’entraide au Centre de resources d’entraide, rit à cette question. Il explique que c’est une idée fausse couramment répandue, et rajoute, « Beaucoup de gens pensent que l’entraide c’est Oprah, Dr Phil, ou la section guide pratique des librairies. » Mais l’entraide est bien plus. Qu’est ce qu’un groupe d’entraide ? Ce sont des personnes qui se réunissent autour d’une inquiétude, d’une interrogation ou d’un problème commun. Ils partagent une expérience semblable – par exemple, une maladie chronique, des difficultés dans l’éducation de leurs enfants, ou bien des questions féminines. L’attention est portée sur le soutien émotionnel, des suggestions pratiques et l’échange d’information. Les groupes peuvent se constituer d’un minimum de deux participants et s’étendre jusqu’à 40. Ils se retrouvent généralement sur une base régulière, et ils ont toujours les bras grands ouverts pour de nouveaux adhérents. Leur accès est parfois gratuit ou il peut nécessiter de légers frais pour couvrir le café, le casse-croûte, ou la location de la salle. Les groupes d’entraide ne sont pas menés par des professionnels tels que des psychologues ou des thérapeutes, mais plutôt par un membre du groupe lui-même. L’avantage de cette approche est que le leader n’est pas un étranger et l’atmosphère est bien plus décontractée. Si vous assistez à une réunion pour la première fois, vous pouvez avoir le sentiment de n’apporter que votre propre crise au groupe. Mais, comme l’explique M. Bremman, vous contribuez bien plus, car vous « partagez des expériences de vie ». Collectivement, quand un groupe partage ses expériences, il se peut que vous appreniez comment d’autres personnes ont pu régler des problèmes auxquels vous faites face présentement. Un groupe d’entraide aide t-il vraiment ? Oui, répond Aaron Bacher, Président du Toronto Man to Man Prostate Cancer Support Group. Son groupe se réunit deux fois par mois, avec en moyenne 40 participants, dont cinq viennent de recevoir un diagnostic de cancer de la prostate. Au début, M. Bacher, lui-même un rescapé de longue date de la maladie, raconte que les hommes récemment diagnostiqués peuvent avoir de nombreuses questions ou même ne pas savoir quoi demander. Dans les deux cas, les members du groupe peuvent offrir un service d’information remarquable. Plus que tout, les nouveaux membres ont besoin d’entendre que le cancer de la prostate est traitable et curable. À la fin de leur première réunion, explique M. Bacher, ils sont « beaucoup moins effrayés car ils ont sous leurs yeux une salle remplie de survivants ». Comment trouver un groupe ? Le choix est très vaste. Vous pouvez trouver des groupes pour les dépendances, le deuil, le cancer, l’infirmité, l’emploi, l’éducation des enfants, le VIH/SIDA, la santé mentale, la sexualité, les femmes, et bien d’autres. Pour trouver le groupe qui vous correspond le mieux, voici quelques conseils :
Si vous trouvez plus d’un groupe qui vous semble être une bonne opportunité, participez à plusieurs jusqu’à ce que vous trouviez celui qui vous convienne le mieux. Brennan affirme que vous saurez quand vous aurez trouvé le plus approprié parce que vous vous y sentirez à l’aise et en sécurité, vous le trouverez vraiment utile, et aurez l’envie d’y retourner. Qu’est ce que le Centre de ressources d’entraide ? Le Centre de ressources d’entraide est une organisation caritative, créée en 1987 pour faciliter la croissance et le développement des groupes d’entraide, de réseautage et de ressources dans la Région du Grand Toronto et à travers la province de l’Ontario. Le Centre est une ressource précieuse si vous cherchez un groupe d’individus avec qui vous pouvez partager un problème particulier dans votre vie. Ses objectifs sont d’accroître la notoriété de l’entraide dans la communauté, et de faciliter la croissance et le développement des groupes d’entraide, de réseautage et de ressources. Sa base de données contient plus de 420 groupes couvrant une large gamme d’interrogations. Le Centre de ressources propose plusieurs programmes qui vous seront particulièrement utiles. Le réseau Ontarien de l’entraide Que faire si vous ne trouvez pas de groupe qui réponde à vos attentes ? Songez à lancer votre proper groupe. Cela peut paraître une épreuve difficile, mais vous n’agirez pas seul. M. Brennam explique que le réseau Ontarien de l’entraide sera ravi de vous apporter tout le soutien nécessaire pour créer votre groupe et lui permettre de bien fonctionner. Leur article en ligne « How to Start and Maintain a Self-Help Group » est disponible en arabe, en somalien, en espagnol et en ourdou. Il est à present possible de télécharger de nouvelles ressources en français sur la façon de commencer son propre groupe d’entraide. Les membres de l’équipe sont disponibles pour répondre à vos questions, et vous pouvez aussi trouver de nombreuses informations sur le site Internet du Centre de ressources. Family Councils’ Program Si vous avez un proche qui vit de façon permanente dans un établissement de soins (maison de repos), et surtout si vous vous préparez à vivre une telle transition prochainement, le Family Councils’ Program pourrait vous intéresser. Ce programme aide à établir des groupes d’autogestion et d’autonomie pour les membres de famille des résidents des maisons de repos. Selon Barbara Leja, coordinatrice de proximité, une maison de repos « est un tout nouveau monde » pour certaines personnes. Les familles de résidents trouvent utile de « venir ensemble et de s’épauler les uns les autres », particulièrement pendant la période de transition qui suit le déménagement du résident vers la maison de repos. Un conseil de famille offre aussi un enseignement sur comment la maison fonctionne, et fait souvent appel à des intervenants pour des sujets sensibles, tels que le sida ou la maladie d’Alzheimer. De plus, le groupe « donne aux familles la possibilité de s’exprimer dans la maison » et de défendre les pensionnaires qui ne peuvent pas le faire eux-mêmes. Pour plus d’information Sur le Centre de ressources d’entraide, appelez le 416-487-4355 ou consultez le site Internet au www.selfhelp.ca. Pour plus d’information sur le Toronto Man to Man Prostate Cancer Support Group, téléphonez au 416-932-8820 ou rendez-vous au www. mantoman.ca. cnm |



