| Les premières étapes vers une meilleure santé |
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par Consuelo Solar La santé est probablement une des dernières préoccupations dans l’esprit des jeunes. Pour eux, s’intégrer à un nouvel environnement, se faire de nouveaux amis et rattraper le travail scolaire sont naturellement des sujets plus importants. La santé est, en général, une inquiétude bien plus grande pour les parents. Dans un nouveau pays, garder un oeil sur le bien-être des enfants peut être un défi très difficile. Les parents immigrants ont besoin de se tenir informer des risques e santé auxquels leurs enfants pourraient être exposés pendant leur croissance au Canada, pour cela, ils peuvent profiter des services mis à leur disposition. Vie active D’après Statistiques Canada, 26 pour cent des Canadiens entre 2 et 17 ans étaient en surpoids ou obèses en 2004, essentiellement dû à une faible consommation de légumes, de fruits et à un manque d’exercice. Le temps que passent les enfants à regarder la télévision, à jouer aux jeux vidéo et à rester assis devant un ordinateur a augmenté, tout comme leur tour taille. Pour répondre à cette situation, l’Agence de la santé publique du Canada a développé le guide d’activité physique pour les enfants et les jeunes, qui explique la façon d’améliorer leur condition physique. Ils y incluent des activités récréatives et sportives, des stratégies d’encouragement, et des tableaux pour tenir à jour les évolutions. Vous pouvez les trouver à l’adresse suivante, au www.paguide.com. Envisager la consultation d’un diététiste est aussi une bonne idée. Il peut créer des plans de repas appropriés aux besoins des enfants ou des jeunes. Les diététistes du Canada (DC) sont une source d’information fi able pour l’alimentation et la nutrition. C’est la seule organisation nationale de diététistes, qui, sur leur site Internet (www.dietitians.ca) offre des directives et des conseils pour bien se nourrir, et un moteur de recherche pour trouver des professionnels locaux agréés. Education sexuelle En 2005, 43 pour cent des adolescents entre 15 et 19 ans ont rapporté avoir eu des rapports sexuels au moins une fois. Quatre pour cent des personnes sexuellement actives entre 14 et 24 ans ont admis avoir reçu un diagnostic de maladie transmise sexuellement (MTS). L’éducation sexuelle est largement répandue en Ontario. Elle est présente dans le curriculum des conseils scolaires et même dans certaines agences d’établissement ou centres de santé. Une liste des adresses est disponible sur le site Internet de l’Association des centres de santé de l’Ontario au www.aohc.org/aohc. Masexualite, au www.masexualite.ca, a pour but d’informer les parents et les enfants sur le sexe. C’est un site très détaillé qui contient des illustrations, des vidéos et même des jeux. Il offre des conseils sur l’abstinence et la contraception, la prévention des maladies, la grossesse, les relations, l’abus sexuel et l’agression sexuelle, et bien d’autres thèmes. Le site Internet est administré par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Image du corps Avoir un corps en bonne santé signifie se sentir bien dans sa peau et résister aux pressions sociales liées à l’apparence physique. Les troubles du comportement alimentaire affectent le plus souvent les personnes qui ont une mauvaise image de leur corps. L’anorexie et la boulimie sont des maladies dangereuses, pas une simple « phase ». D’après l’Association canadienne pour la santé mentale, en 2005, plus de 500 000 Canadiens souffraient d’un trouble alimentaire. Il est difficile de détecter ces maladies chez les personnes qui en sont victimes car elles font de leur mieux pour le cacher. Mais il existe des signes révélateurs. Cela peut être un refus de manger, le fait de nier la faim, faire trop d’exercice, être d’humeur plate ou manifester un manque d’émotion, avoir des troubles de concentration et penser constamment à la nourriture et au poids. D’autres indices sont de sauter les repas, trouver des excuses pour ne pas manger, consommer des aliments spécifiques, adopter des rituels stricts pour se nourrir, peser la nourriture, porter un pantalon large ou plusieurs couches de vêtements, et se plaindre d’être gras alors que ce n’est clairement pas le cas. En fait, ils ont tendance à être très minces, en plus de montrer d’autres signes physiques tels que la fatigue, des vertiges, des pertes de connaissance, des ongles faibles, des pertes de cheveux, une irrégularité ou une perte des menstruations (aménorrhée), une déshydratation ou une fragilisation des os. Si un parent détecte un de ces symptômes, ils devrait consulter son médecin de famille ou se rendre à un centre de santé communautaire, avant même d’en parler avec son enfant. Le National Eating Disorders Information Centre, au www.nedic.ca, fournit des conseils et du soutien. La plupart des départements de santé des villes ontariennes offrent également une assistance. Santé mentale D’après le Ministère des services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario, les maladies mentales les plus communes chez les enfants et les jeunes sont l’anxiété, la dépression, le trouble du comportement, l’automutilation, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) – aussi connu comme trouble de l’attention (TDA). En Ontario, une aide est offerte aux enfants et aux adolescents qui ont un problème social, émotionnel, comportemental ou psychiatrique, ainsi que pour leurs familles ou les personnes qui les ont en charge. Cette aide s’applique jusqu’à l’âge de 18 ans. Les ressources incluent des évaluations, des conseils individuels ou de groupe, des traitements, des interventions d’urgence, et la télépsychiatrie pour les consultations rurales ou les régions isolées. Toute personne dans le besoin peut accéder à ces services par une agence de santé mentale ou par une agence communautaire. Ils peuvent également contacter leur bureau ministériel régional, en allant sur le site Internet au www.children.gov.on.ca. Drogue Selon le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), en 2003, un Canadien sur dix de 15 ans et plus a rapporté des symptômes d’une dépendance à l’alcool ou à des drogues illicites. Une étude auprès des élèves de niveau intermédiaire et du secondaire a révélé que 66 pour cent ont bu de l’alcool l’an dernier, et 27 pour cent ont été ivres au moins une fois au cours des quatre dernières semaines. En 2005, 26,5 pour cent des élèves de septième à douzième année ont admis avoir fumé de la marijuana l’an dernier, et 31 pour cent ont rapporté l’avoir essayée au moins une fois dans leur vie. En 2006, presque 24 pour cent des élèves de septième à douzième année ont reconnu avoir fumé des cigarettes. Les problèmes de santé causés par les drogues varient en fonction du type de drogue et de sa fréquence, mais toutes les drogues créent potentiellement une dépendance, c’est la raison pour laquelle il est important de détecter le problème assez tôt. CTSM est un centre hospitalo-universitaire, et combine les soins cliniques avec la recherche, l’éducation, l’élaboration des politiques et la promotion de la santé pour aider les personnes affectées par des problèmes de santé mentale ou de dépendance. Vous trouverez de nombreuses informations sur leur site Internet au www.camh.net ainsi que des numéros de téléphones et adresses utiles.cnm |


