| Les stéréotypes sont une forme de racisme |
|
|
|
|
par Teenaz Javat William Butler Yeats, écrivain irlandais, disait : « éduquer ce n’est pas remplir un seau, mais allumer un feu ». Il s’agit d’une initiative du gouvernement fédéral parrainée par Citoyenneté et Immigration Canada. Cet événement du 21 mars visant à lutter contre la discrimination raciale était ouvert à tous les étudiants du pays âgés de 12 à 20 ans. Il leur a été demandé de réaliser une vidéo pour partager leurs idées concernant l’élimination du racisme. Les dix vidéos gagnantes ont été sélectionnées et diffusées à la télévision nationale. Les étudiants de 8ème année de l’école Sir Alexander Mackenzie Senior Public School de Toronto ont rendu leur école, leur ville et leur province fi ères d’eux en remportant l’édition 2009 de ce concours. Leur vidéo Are You Sure? a été la seule vidéo de l’Ontario à remporter un prix. Les élèves de cette classe se sont engagés dans ce projet grâce à leur institutrice, Carrie Schoemer, qui a vu une annonce du concours sur un site Web mentionnant des ateliers de préparation offerts par l’Office national du fi lm pour préparer les écoles à y participer. Carrie Schoemer enseigne depuis plus de cinq ans et elle milite pour les droits humains depuis toujours. « Je me sens très concernée par la justice sociale et je suis toujours à la recherche de moyens d’engager les élèves dans la lutte contre les inégalités de notre société. » Pour cette raison, Madame Schoemer a soumis une demande pour participer à l’atelier. Deux animateurs de l’Office national du fi lm sont venus dans sa classe pour apprendre aux élèves à créer des messages efficaces en utilisant le logiciel de montage vidéo iMovie, et à composer leur propre musique originale avec le logiciel GarageBand. « Les élèves ont créé toute la vidéo eux-mêmes, du scénarimage à l’exécution » déclare Schoemer, qui maîtrise elle aussi la technique. « La technologie vidéo est un excellent outil d’enseignement qui permet aux élèves de s’exprimer sur des sujets importants, et dans ce cas précis, c’est exactement ce qu’ils ont fait. » Ses élèves ne l’ont pas déçue. Inspirés et motivés, ils se sont divisés en petits groupes et ont réfléchi à la meilleure manière de faire passer leur message… en moins d’une minute. Ils se sont attaqués à divers stéréotypes positifs et négatifs qui sont de véritables fléaux pour notre société, comme :
Voici un aperçu de ce qu’ils avaient à dire sur leur création avec leurs propres mots. « Je suis née au Canada, mais ma mère a grandi en Afrique. Je porte le hijab depuis la 5ème année. Notre société doit transcender la couleur, la langue, la culture et l’origine de chacun d’entre nous. Le fait d’avoir joué un rôle dans cette vidéo m’a permis, je crois, de faire passer le message. » Farzana Hatia, actrice. « J’ai joué le rôle d’un asiatique supposé être bon en mathématiques. Ma classe espère que jeunes et vieux réaliseront que certaines blagues ont un sens plus grave que celui qu’on essaie d’exprimer. Nous pouvons combattre le racisme en comprenant les différentes origines et en appréciant le grand nombre de cultures si différentes. Souhaitez-vous que votre monde ne soit composé que de votre race ? N’êtes-vous pas d’accord que ce monde serait particulièrement ennuyant ? » Dan Nguyen, acteur. « Dans la classe nous avons tous eu la même idée pour notre vidéo ; même ceux qui n’étaient pas dans la vidéo étaient du même avis. Lorsque nous avons réalisé notre vidéo, nous avons commencé par filmer quelques scènes et ensuite nous avons fait le montage. » Isabella « Après avoir sélectionné les meilleurs scènes, les chefs monteurs ont utilisé le programme iMovie et ont fait le montage rapidement car nous n’avions pas beaucoup de temps. Nos efforts ont été récompensés et nous avons reçu une grande attention médiatique. » Eric Lee, équipe de production. « Nous avons monté notre fi lm en réduisant le temps à une minute puis en y ajoutant les derniers éléments. J’étais très content que notre école remporte le concours car il y avait dix écoles participantes dans tout le Canada. » Douglas Chan, équipe de production. « L’idée des stéréotypes nous a été inspirée par les émissions télévisées et la vie de tous les jours. J’ai dirigé toute la production. Lorsque j’ai appris que nous avions gagné, j’étais très heureuse car cinq d’entre nous allaient partir à Ottawa gratuitement. Nos camarades de classe ont voté pour choisir ceux qui avaient le plus contribué à la production de la vidéo. Quatre élèves et moi sommes allés à Ottawa pour la cérémonie de remise des prix. » Rachel Zhang, réalisatrice. « Une fois que notre idée était confirmée, nous avons petit à petit construit le produit final. Ensuite, nous avons fait un scénarimage puis nous avons commencé à fi lmer. Je faisais partie de l’équipe de montage. Nous avions environ 20 scènes à monter en utilisant iMovie. C’est gratifiant d’avoir remporté un concours national. » Kevin Mok, équipe de montage. « Je voudrai remercier les experts de l’Office national du fi lm qui nous ont aidé à traduire notre idée en film. » Saiss Parthipan, équipe de montage. « En classe, on a discuté comment produire une vidéo intégrant des commentaires racistes répandus et utilisés dans la vie de tous les jours. J’ai joué le rôle d’un petit garçon noir mauvais joueur de basketball, détruisant le mythe que tous les noirs sont bons au basketball. » Tionna Kinglocke-Christian, acteur. « J’espère que, lorsque notre vidéo sera diffusée comme message d’intérêt public, elle inspirera les gens à faire des changements dans notre communauté. » Amreen Kadwa, équipe de production. « Je suis heureuse d’avoir remporté ce concours et j’ai l’impression d’avoir réalisé quelque chose de grand. J’espère que les gens pourront comprendre que les stéréotypes sont une forme de racisme et qu’ils ne doivent pas les utiliser. Il faut être conscient de ce que l’on dit aux autres. » Kadeja Hylton, actrice. CNM L’Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé le 21 mars la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. C’est au cours de cette journée spéciale que, partout dans le monde, une attention particulière est portée aux problèmes de racisme de même qu’à la nécessité de promouvoir l’harmonie interraciale. L’ONU a créé cette journée internationale en 1966 pour souligner un événement tragique qui s’est produit le 21 mars 1960, à Sharpeville, en Afrique du Sud, au cours duquel 69 personnes ont été tuées lors d’une manifestation pacifi que visant à dénoncer l’apartheid. Le Canada fut parmi les premiers pays à appuyer l’initiative de l’ONU et, en 1989, il a lancé sa première campagne annuelle contre la discrimination raciale. En 1996, le Concours national de vidéo Mettons fin au racisme ! est devenu le principal événement de cette campagne. Qu’est-ce que le racisme ? Vous pouvez visionner la vidéo gagnante sur le site www.march21.gc.ca.
|





