| Les collèges privés d’enseignement professionnel : une nouvelle voie pour votre carrière |
|
|
|
|
par Consuelo Solar
Selon l’Association des collèges d’enseignement professionnel de l’Ontario, 54 pour cent des étudiants soutenus par cette stratégie sont inscrits dans des collèges privés d’enseignement professionnel, qui depuis les cent dernières années ont joué un rôle important dans la formation de la main d’oeuvre pour le marché de l’emploi local. Les collèges privés d’enseignement professionnel sont des établissements postsecondaires indépendants à but lucratif qui ne reçoivent pas de financement public comme les universités et les collèges d’arts et technologies appliqués. En Ontario, il existe plus de 500 collèges privés d’enseignement professionnel qui décernent des certificats ou diplômes à l’issue de leurs programmes de formation. Les programmes offerts par les collèges privés d’enseignement professionnel vont des programmes généraux comme la gestion, les services de santé, les services sociaux, les arts appliqués, les technologies de l’information et le commerce à des programmes plus spécifiques comme le tourisme et le soudage. La taille de ces établissements varie également et certaines institutions n’offrent qu’un seul programme alors que d’autres sont composées de multiples campus et proposent des services de soutien aux étudiants sur place. Paul Kitchin, directeur général de l’Association des collèges d’enseignement professionnel de l’Ontario affirme que le besoin en personne « prêtes à l’emploi » ne cesse d’augmenter. « Dans les collèges privés d’enseignement professionnel, il est essentiel de satisfaire les besoins de l’étudiant et de lui offrir une formation professionnelle pour des emplois bien rémunérés dans des secteurs en croissance. Ces établissements sont plus petits que les universités ou les collèges communautaires et leurs programmes sont particulièrement ciblés, dans des domaines spécifiques », explique-t-il. Les étudiants travaillent souvent en petits groupes au lieu de grandes classes, et comme leur profil est différent, ils peuvent bénéficier d’emplois du temps flexibles et d’inscriptions à diverses périodes de l’année. Bien qu’une partie des étudiants intègre ces établissements tout de suite après l’école secondaire, la moyenne d’âge y est de 29 ans. Environ 30 pour cent des étudiants ont plus de 35 ans et 40 pour cent ont déjà été inscrits dans des collèges communautaires ou des universités et recherchent des programmes condensés pour suivre une formation accélérée. « Les programmes des collèges privés d’enseignement professionnel ont été conçus pour les personnes à la recherche de compétences professionnelles distinctes pour rejoindre le marché du travail ou pour mettre à jour leurs qualifications académiques afin de renforcer leurs compétences pratiques et devenir plus compétitifs sur le marché du travail », explique Tanya Blazina, porte-parole du ministère de la Formation et des Collèges et Universités. La qualité de la formation offerte est garantie par un processus d’enregistrement auprès du ministère, qui approuve leur programme avant sa mise en oeuvre. Les collèges privés d’enseignement professionnel font l’objet d’une enquête rigoureuse et doivent être conforme à la Loi de 2005 sur les collèges privés d’enseignement professionnel. « Le gouvernement McGuinty s’engage à garantir que les étudiants qui s’inscrivent dans des collèges privés d’enseignement professionnel obtiennent la formation qui leur a été promise et s’assure que les programmes offerts, la publicité, les procédures de remboursement et la qualification des enseignants répondent à certaines normes », précise Mme Blazina. La Loi de 2005 sur les collèges privés d’enseignement professionnel, qui a remplacé une loi ancienne de 30 ans, vise à augmenter la protection des étudiants étrangers, à informer les étudiants grâce à une Déclaration des droits et responsabilités de l’étudiant, à garantir l’accès au processus de règlement des plaintes. La loi a aussi permis de lancer le Fonds d’assurance pour l’achèvement de la formation, qui assure aux étudiants un remboursement en cas de fermeture soudaine du collège. Cette loi ne protège pas les étudiants qui ont affaire aux collèges non-enregistrés. En décembre 2008, on comptait 421 collèges privés d’enseignement professionnel offrant environ 3 505 programmes approuvés et desservant près de 30 000 étudiants à travers l’Ontario. Trouver le bon programme Tanya Blazina recommande de visiter le site Web du ministère de la Formation et des Collèges et Universités, qui est un excellent point de départ pour entamer les recherches. Ce service permet aux utilisateurs de rechercher entre autres les collèges d’enseignement professionnel enregistrés, les programmes approuvés, le lieu des campus et les frais des cours. Seuls les collèges privés d’enseignement professionnel enregistrés sont affichés sur le site www.edu.gov.on.ca/eng/general/private.html. Paul Kitchin suggère aussi de consulter le site Web de l’Association des collèges d’enseignement Professionnel de l’Ontario pour trouver des liens vers leurs membres (www.oacc.on.ca). « Cela leur permettra d’obtenir des informations de base pour connaître le type de programmes qu’ils offrent. Nous leur conseillons ensuite de se rendre au collège, de demander une visite guidée, de s’entretenir avec les étudiants inscrits dans le programme qui les intéresse et de leur poser plein de questions. Il faut agir en bon consommateur », ajoute-t-il. Les étudiants peuvent bénéficier de plusieurs sources de financement pour leurs études dans un collège privé d’enseignement professionnel, en allant des finances personnelles à l’assurance-emploi (AE) ou encore la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail. Les étudiants des collèges privés d’enseignement professionnel peuvent aussi être admissibles au Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO), à condition d’être inscrits à des cours de plus de 12 semaines et d’avoir un niveau de douzième année ou l’équivalent. CNM
|






Les employés affectés par la récession économique peuvent remonter la pente en choisissant de se reconvertir dans une nouvelle carrière. C’est la base de la Stratégie deuxième carrière qui relève du Plan d’action pour la connexion compétences-emplois présenté en mars 2008, dont l’objectif est d’aider les travailleurs récemment licenciés à acquérir une formation à long terme pour obtenir un emploi bien rémunéré dans les secteurs croissants de l’économie.