| Mélangeons ! |
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par Sandra Fletcher Lors de la première journée de sa troisième année d’école, mon fils est rentré de l’école et Mais, en fait, il avait raison. Il y avait 25 enfants de toutes les couleurs et cultures dans sa classe cette année. Vingt-cinq enfants de toutes les nuances de beige et brun, dont beaucoup ont été, tout comme lui, un mélange de couleurs, d’appartenances ethniques et des cultures de papa et maman. Les familles sont de toutes formes et de toutes tailles, et même de toutes les couleurs. La beauté du Canada, c’est que nous essayons de mélanger les éléments et de tous les célébrer. Dans ma famille, nous sommes un mélange multi-facettes : je suis du Canada (née et élevée dans les zones rurales du sud-ouest de l’Ontario) et mon mari est né en Jamaïque et a grandi à Toronto. Mes enfants sont une combinaison de nos deux personnalités, de nos couleurs, nos valeurs, notre éducation et notre patrimoine. Sur notre rue, dans la banlieue de la RGT, il y a beaucoup de familles mixtes. Le mélange multiculturel est une chose qui a contribué à nous attirer dans le quartier où nous vivons. On dit de Toronto qu’elle est l’une des villes les plus diversifiées culturellement dans le monde. Mélanger les races révèle beaucoup de choses. Cela signifie un mélange de cultures, de langues, de religions et de toutes ces choses qui impliquent notamment les valeurs, les traditions et même l’alimentation. Une fois que les enfants s’ajoutent au mélange, il peut être encore plus compliqué de trier les défi s au sein de la famille et de supporter les pressions à l’extérieur de celle-ci. Toutes les familles font face à des défis. Une famille mixte, sans aucun doute, peut en rencontrer des sérieux. Prenez, par exemple, un père chinois et une mère caucasienne du Canada - Dave et Colleen. Leurs deux petites filles sont de merveilleux exemples du rapprochement des deux cultures. Cette année, au Nouvel An chinois, les filles ont donné à leurs camarades des paquets rouges contenant des pièces en or (en chocolat), et ont expliqué qu’elles donnaient la CHANCE pour le Nouvel An et leur célébration. On leur a donc permis d’intégrer les traditions à la fois de maman et de papa et de les partager avec leurs amis. Cela peut être différent, parfois quand il n’y a pas de différence visible entre maman et papa. Quand Audrey et Thierry se sont mariés, ce fut un mariage intéressant. Audrey est canadienne française et sa famille est originaire de la Jamaïque. Son nouveau mari est du Burundi en Afrique. À l’œil nu, ils ont la même apparence. Mais culturellement, ce sont deux mondes séparés et leurs familles ne s’entendent pas. « Je crains que, lorsque nous aurons des enfants, il sera difficile de leur expliquer qu’ils ont deux origines différentes », dit Audrey. Bien qu’il ne soit jamais simple d’intégrer les cultures, il se pourrait que ce soit particulièrement difficile car le Burundi est l’un des pays les plus pauvres dans le monde et Thierry a lutté contre la pauvreté et les troubles civils avant d’immigrer au Canada il y a six ans. Un domaine qui ne diffère pas est celui de la langue. Les deux, Thierry et Audrey, parlent le français et l’anglais et prévoient l’éducation de leurs enfants dans les deux langues. D’autres couples ne sont pas aussi chanceux. Quand Marie et Scott ont commencé à sortir ensemble, Scott avait énormément de difficulté à communiquer avec la mère de Marie. Sa mère, qui ne parle que l’italien, a vécu et travaillé au Canada pendant plus de 20 ans. Scott et sa belle-mère ont communiqué avec l’aide de Marie qui a été leur interprète pendant des années. Maintenant qu’ils ont des enfants, « Nonna » est leur gardienne. Non seulement cela fournit une aide peu coûteuse pour la famille, mais cela permet aux enfants d’apprendre davantage sur leur patrimoine italien et d’apprendre à parler une langue seconde. Il y avait également d’autres difficultés dans la relation de Scott et Marie et ce, dès le début. Scott est Anglican, et Marie est catholique. Scott s’est converti au catholicisme après une série de cours avec le prêtre de Marie. Un mariage dans l’Église catholique n’est reconnu que si les deux parties sont catholiques. Pour beaucoup d’autres couples de différentes religions, parfois le mélange de religions peut mener à une excommunication de leur communauté religieuse. Dans d’autres familles, par contre, le mélange de fois est l’occasion de célébrer diverses fêtes et de voir ainsi le meilleur des deux mondes. Nathaniel, qui est juif, et son épouse Denise célèbrent Hanoukka et Noël chaque année. Les enfants aiment les cadeaux qu’ils reçoivent durant huit jours avec Hanoukka tout autant que ceux qu’ils reçoivent du Père-Noël. Leurs familles célèbrent aussi les grandes fêtes juives en septembre ainsi que le jour de la Saint-Patrick en mars, le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques au printemps. Alors que, dans le cadre de la foi juive, les enfants sont considérés comme étant juifs, ils ont pris la décision d’intégrer les deux religions dans leur vie. Il y a des défis dans l’enseignement donné aux enfants de cultures différentes. En 2008, les écoles de la région de Durham à Ajax ont participé à un projet de « poupées de diversité ». On a donné à chaque enfant à l’école une poupée en papier brun clair. Le projet ? Créer une poupée qui reflète sa propre culture. Certaines de ces poupées ont été réalisées avec des costumes élaborés avec des tissus et des fils de cheveux et certaines d’entre elles étaient tout simplement faites avec des stylos ou des crayons de couleur. La plupart des poupées reflétaient une grande variété de milieux. Une petite poupée fille avait un short portant le drapeau de la Jamaïque et un t-shirt beige avec le drapeau canadien. Une autre poupée avait des drapeaux britanniques, irlandais et italiens. La plupart des poupées étaient un mélange de nombreuses influences. Les écoles ont entrepris ce projet dans le cadre de leurs efforts continus pour impliquer la communauté dans l’école et éduquer les enfants sur la diversité qui existe au sein du Canada. Il n’y a pas de règle rigide, de livre ou de manuel d’instruction pour savoir comment vivre en étant culturellement diversifié. Tout comme il n’existe pas de manuel sur la manière d’élever des enfants. Donner à sa famille un fondement solide quelles que soient la culture, la religion, les langues et les traditions que vous avez à partager, construit une famille ! CNM
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