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Investir dans votre futur: les REER et REEE PDF Print E-mail

par Gilda Spitz

L’économie mondiale a vécu des hauts et des bas depuis la mi-septembre 2008. En ces temps  troublés, l’idée d’investir son argent peut sembler effrayante. Est-ce le bon moment pour investir  ? Serait-il préférable de tout conserver en banque ?

La réponse peut varier d’une personne et  d’une famille à l’autre en fonction de leur situation. Il y a toutefois de bonnes raisons d’investir,  même en ces jours incertains.

Selon Nevin Sendel, vice-président du développement et des  communications de Global Educational Marketing Corporation, « de nombreux conseillers  financiers ont spéculé que nous sommes maintenant dans un marché d’acheteurs. Donc, si vous  êtes à plusieurs années de votre retraite, ce pourrait être un moment opportun pour prendre  certains risques supplémentaires après la récente correction boursière. »

Le gouvernement du  Canada vous offre plusieurs façons de vous préparer pour l’avenir ainsi que des incitatifs pour ce  faire.

Épargner pour votre retraite

Un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un plan d’épargne par lequel vous pouvez  cotiser une certaine somme d’argent chaque année pour préparer votre retraite. Un REER est «  une composante essentielle de la stratégie de retraite de tous les Canadiens », explique Sendel.

Vous pouvez utiliser le montant de vos cotisations à un REER pour réduire vos impôts. Plus vous  contribuez, moins vous aurez à payer d’impôt sur le revenu pour l’année de la contribution.

Par  exemple, avec un revenu imposable de 30 000 $, vous pourriez avoir à payer un impôt fédéral et provincial de 7800 $. Mais si vous contribuez 3000 $ à un REER, vous n’avez qu’à payer 7020 $  d’impôts, reportant de la sorte les 780 $ restants à une date ultérieure, habituellement de  nombreuses années dans le futur. En outre, les fonds dans un REER fructifient à l’abri de l’impôt,  un bénéfice plus important la plupart du temps, ajoute Sendel.

Votre conjoint ou conjoint de fait  peut également contribuer à votre REER. Il est préférable de faire en sorte que le conjoint ayant le  revenu le plus élevé puisse toucher la déduction fiscale.

Le montant que vous pouvez contribuer  au cours d’une année dépend de votre limite de déduction et des cotisations inutilisées. Vous  trouverez le montant de votre cotisation sur votre dernier Avis de cotisation ou de nouvelle  cotisation, ou formulaire T1028.

Un REER peut contenir une variété de placements, y compris  des dépôts dans des caisses d’épargne, des bons du Trésor, les certificats de placement garantis (CPG), des fonds mutuels de placement, des obligations  et des actions. Votre conseiller vous  aidera à choisir les placements qui vous conviennent, en fonction de vos besoins et préférences.

Vous n’avez pas à payer de l’impôt sur les REER jusqu’à ce que vous retiriez l’argent de ce plan.  En règle générale, au moment où vous le faites, vous serez dans une fourchette inférieure, et vous  aurez donc à payer moins d’impôts que si vous aviez à payer aujourd’hui.

Épargner pour l’éducation de vos enfants

Selon Statistique Canada, quatre années d’éducation post-secondaire pour un enfant né en 2008 coûteront 76 751 $, un montant qui pourrait atteindre 122 926 $ si votre enfant vit loin de chez  ses parents. Ces chiffres ne valent que pour un enfant; combien d’enfants y a-t-il dans votre  famille ?

Pour vous aider à gérer ces coûts alarmant, vous pouvez utiliser trois programmes du  gouvernement afin d’épargner pour le futur de vos enfant. Un régime enregistré d’épargne-études  (REEE) est un compte d’épargne particulier qui peut vous aider à épargner pour l’éducation de  votre enfant. L’épargne peut s’accumuler à l’abri de l’impôt jusqu’à ce que votre enfant entre au  collège ou à l’université. Vous pouvez contribuer un maximum de 50 000 $ par enfant.

Quand  votre enfant est prêt à entrer au collège ou à l’université, il ou elle peut avoir accès à 2500 $ du REEE pour chaque semestre d’étude de 13 semaines. À la différence des REER, une  contribution à un REEE n’est pas déductible d’impôt. L’imposition touche l’étudiant plutôt que le  cotiseur. L’étudiant ne paierait cependant pas ou peu d’impôts, étant donné le revenu faible de la  plupart des étudiants.

Si votre enfant choisit de ne pas s’inscrire dans un établissement post- secondaire, le montant du REEE est retourné au propriétaire du plan (la plupart du temps quand  l’enfant atteint ses 18 ans). Dans ce cas, bien sûr, vous serez imposés sur le montant retiré. Si  vous avez un REEE, vous pouvez toucher une aide supplémentaire grâce aux subventions  canadiennes pour l’épargne-études (SCEE). Avec ce programme, vous pouvez contribuez à votre  REEE tout en recevant des fonds additionnels du gouvernement canadien, jusqu’à un maximum  de 7200$ par enfant, selon votre revenu familial.

De plus, si vous êtes une famille à faibles  revenus et ouvrez un REEE, vous pouvez recevoir un financement grâce au bon d’études  canadien (BEC) —même si vous ne contribuez pas à un REEE ! Si vous êtes admissible, vous  pouvez recevoir jusqu’à 2000 $ par étudiant de la part du gouvernement canadien. Sendel est  étonné que si peu de gens ne profitent pas davantage de cette offre généreuse. «  Malheureusement, moins de 10 % des Canadiens admissibles ont utilisé cette subvention à ce jour  », dit-il.

Trouver de l’aide

Pour tous ces programmes, la première étape consiste à s’assurer que vous avez un numéro  d’assurance social (NAS). Pour les programmes éducatifs, votre enfant doit aussi avoir un NAS.  Vous pouvez obtenir un REER par votre banque ou société de fiducie, de même que par un conseiller financier en qui vous avez confiance. Vous pouvez ouvrir un REEE par un fournisseur  de REEE ou encore au sein de la plupart des institutions financières, telles que les banques et les  caisses d’épargne, de même que les régimes collectifs et services financiers. 

Pour les REER et  REEE, les fournisseurs demandent en général des frais de service. Avant d’en ouvrir un,  demandez à votre fournisseur de vous expliquer les frais, limites, pénalités et conditions. Quand  devrais-je commencer ? Commencez le plus tôt possible—des épargnes à l’abri de l’impôt  peuvent croître de façon surprenante. En économisant tôt, votre argent commence à croître plus  tôt. Pour épargner pour votre retraite, établissez un REER et commencez à contribuer de façon  minime dès que vous avez un salaire.

Pour épargner pour l’éducation de vos enfants, établissez un  REEE aussi tôt que possible—le jour de la naissance du bébé s’il le faut. Et si vous êtes  admissible pour le BEC, appliquez dès maintenant.

Pour plus d’information

Cet article vous donne des conseils généraux sur les programmes du gouvernement du Canada. Il  vous faut cependant plus de détails pour déterminer si vous êtes admissible, et comment les plans  s’appliquent à votre cas. Pour plus d’information, allez à :

cnm
 

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