| Les nouveaux arrivants surmontent les défis liés à la création d’entreprises |
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Par Chris Sellers
Alors, après avoir soigneusement fait des recherches sur trois pays, Patel, avec son épouse, a choisi d’immigrer au Canada en mars 2008, avec l’espoir d’un meilleur mode de vie et le rêve de créer sa propre entreprise dans la denrée alimentaire ou dans la vente d’alcool au détail. Mais il a vite constaté qu’il faudrait surmonter des obstacles également au Canada. Les barrières Les obstacles au démarrage d’une entreprise varient en fonction de l’entrepreneur, du type d’activité et de l’industrie. En général, les entrepreneurs sont confrontés à des défis comme le manque de fonds de démarrage, un dédale de réglementations et une nécessité de toucher un revenu jusqu’à ce que l’entreprise soit fonctionnelle. « Les nouveaux arrivants font face à des obstacles supplémentaires qui peuvent être surmontés avec patience, encadrement et soutien », ajoute Beth Pitt, conseillère principale d’affaires au Lutherwood. « Cela peut inclure être surqualifié ou encore faire l’objet d’une vaste évaluation des titres et de re-certification, en collaboration avec différents niveaux de gouvernement, apprendre l’anglais et comprendre les différences culturelles, tout en faisant face à un manque de réseau social, de réseautage et de soutien de la famille. » Patel, un immigrant reçu entrant dans la trentaine, a identifié ses obstacles et a soigneusement étudié des solutions. Il veut comprendre les différences dans les interactions sociales et le réseautage d’affaire telles que la manière de travailler avec les gens ou encore quelles questions il est possible ou non de poser dans le milieu de travail canadien. Bien que sa conversation en anglais soit bonne, il veut communiquer à un niveau plus élevé au sein d’un environnement d’affaires. La règlementation très poussée du Canada au niveau des permis d’alcool l’a amené à chercher de l’aide pour naviguer au sein des réglementations et à modifier son projet d’affaire initial. Pour lui fournir une source de revenu et améliorer son anglais parlé, un oncle l’a aidé à trouver du travail : il fait des sandwichs sous-marins dans un magasin local. Les fonds étant un sujet de préoccupation, il s’est tourné vers l’Internet pour faire des recherches préliminaires et a joint le YMCA de Kitchener- Waterloo afin de commencer à construire son réseau et à tirer profit de leur programmation pour les nouveaux arrivants. Business Quest
Avec des immigrants en provenance de la Chine, de l’Irak, de la Colombie et de l’Inde qui devraient former la majorité des participants, le nouveau programme aidera plus de 130 nouveaux arrivants à développer des compétences pour les petites entreprises dans les deux premières années de fonctionnement. Business Quest utilise une combinaison d’apprentissages individuels et de groupes et est centrée autour de l’idée d’entreprise de chaque individu. Il est livré en trois phases, la première étant une séance d’une journée intitulée « Introduction aux pratiques des entreprises canadiennes », au cours de laquelle les participants apprennent la culture et l’éthique des entreprises canadiennes, développent leurs capacités d’entrepreneuriat et examinent les obstacles auxquels ils se heurtent comme travailleurs indépendants. La deuxième phase se concentre sur les compétences requises dans le milieu des petites entreprises et l’élaboration d’un plan d’affaires par le biais d’ateliers sur les études de marché, de marketing, de vente et des prévisions financières. Des ateliers d’anglais des affaires augmentent le niveau de confort des nouveaux arrivants entrepreneurs lors des communications dans un environnement d’affaires. Dans la phase finale, un conseiller commercial offre une assistance individuelle aux participants afin de leur permettre de travailler par le biais des défis spécifiques à leur entreprise et un mentor d’une entreprise locale offre une autre sorte de soutien quand les participants lancent leurs nouvelles entreprises. Patel est entré dans la phase finale du programme. Il estime que cela a aidé à le guider au travers de la réglementation gouvernementale, à accéder à l’information, à renforcer sa compréhension de la culture d’entreprise canadienne, à améliorer ses compétences en anglais des affaires et à démarrer son nouveau réseau d’affaires. « Pour moi, Business Quest est une très bonne occasion et d’autres devraient chercher des programmes similaires », ajoute Patel, alors que lui et son conseiller commercial feuillettent des livres d’affaires provenant de la bibliothèque locale. « Vous avez besoin d’aide pour comprendre les finances, les règles, afin de commercialiser certains produits nécessaires donc vous devez bien faire vos recherches à ce sujet. Si vous sautez dedans juste comme ça, vous perdrez votre argent. » cnm
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Au cours des six premiers mois de son installation au Canada, Bhavesh Patel a trouvé le secret pour réussir à créer sa propre entreprise dans son nouveau pays - la recherche. À Ahmadabad, en Inde, Patel a travaillé dans la revente d’ordinateurs et dans la réparation d’entreprises avant de décider de lancer sa propre entreprise. Mais l’esprit d’entreprise en Inde rencontre beaucoup d’obstacles. « Il est difficile de créer une entreprise parce que le marché est très réglementé et hautement compétitif », explique Patel. « Il n’est pas facile d’avoir accès à l’information officielle, de rencontrer des responsables gouvernementaux ou d’obtenir la permission de démarrer une entreprise. L’autorisation est lente à obtenir et vous avez besoin de beaucoup l’expérience dans l’industrie. »
Un de ces programmes est Business Quest, un programme gratuit expliquant les règles de l’entreprise personnelle et de partenariat qui repose à la fois sur l’expertise du nouvel arrivant du YMCA et sur celle de l’esprit d’entreprise de Lutherwood - un organisme à but non lucratif qui offre des programmes de développement intensif en l’emploi. Business Quest est présent dans la région de Waterloo et est financé par le gouvernement de l’Ontario et par Citoyenneté et Immigration Canada.