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Pour les emplois en biotechnologie… Allez sur MaRS PDF Print E-mail

par Dale Sproule

CNMAGDes générations d’enfants nord-américains ont appris qu’un incubateur est une étuve où l’on fait éclore les oeufs. Quand ils grandissent un peu, on leur fait apprendre qu’un incubateur est un appareil permettant d’élever les enfants nés avant terme ou insuffisamment protégés contre les risques d’infection.
Au fur et à mesure que vous et vos enfants apprenez l’anglais et que vous vous adaptez à la culture canadienne, vous allez sûrement trouver d’autres nouvelles définitions du terme incubateur.
Dans la science de la biotechnologie, « an incubator » est un appareil qui sert à la croissance de la culture des microbes et des micro-organismes. Il est largement employé pour la croissance de la culture de tissus, de greffons et jusqu’à la recherche sur les cellules souches.
Un incubateur d’entreprises fournit aux nouvelles entreprises des locaux, du matériel de bureau, des conseils et même des subventions.

Les oeufs et la poule

Toutes les définitions ci-dessus pourraient très bien décrire le Centre MaRS. Situé au coeur du Discovery District (centre de découvertes), au sein d’un parc scientifique du centre-ville de Toronto, ce centre sans but lucratif constitue un environnement favorable à la croissance et au développement des nouvelles idées. Le Centre offre des locaux, du matériel de bureau et des
conseils aux nouvelles entreprises.

Même si l’on ne fait pas éclore d’oeuf au centre MaRS, il ne serait pas étonnant d’apprendre qu’une entreprise est en train d’y préparer un vaccin contre la grippe aviaire. Vingt-deux nouvelles entreprises sont présentement soutenues par le centre MaRS, y compris Clera Inc. – qui développe des traitements contre la schizophrénie et la dépression; AXS Biomedical Animations Studio – entreprise qui crée des animations médicales tridimensionnelles pour la recherche biomédicale; et Kanata Chemical Technologies (KCT), qui a connu beaucoup de succès dans la création des catalyseurs pour l’industrie chimique (les catalyseurs augmentent la vitesse des réactions chimiques et restent chimiquement inchangés à la fin des réactions chimiques).

Kamal Abdur-Rashid, directeur et fondateur de l’entreprise KCT, est venu au Canada en 1997 muni d’un diplôme de l’University of the West Indies. « Je n’avais pas l’expérience canadienne nécessaire et c’est pour cela que je ne pouvais pas trouver d’emploi », affirme-t-il. Il a donc commencé en 1998 en tant que bénévole à l’Université de Toronto, à la faculté de chimie. À ce moment il a décidé de créer une entreprise qui emploierait les découvertes réalisées dans les laboratoires de l’Université de Toronto. Fort de l’appui du Mississauga Technology Business Accelerator (MTBA), il a lancé son entreprise, qui s’est développée dès lors pour occuper les laboratoires à la fine pointe de la technologie au centre MaRS. À l’heure actuelle, l’entreprise est sur le point d’aller à une étape de développement plus avancée et à sortir de ce milieu protecteur et stimulant que représente le centre MaRS.
C’est exactement la mission du centre MaRS, comme le précise son site Internet www.marsdd.com: « Nous mesurons notre succès par les entreprises qui voient le jour après avoir bénéficié du soutien de la part du centre MaRS... » Les ressources, les installations, la formation et tout le soutien fourni par le centre MaRS – « nous sommes en mesure d’en tirer profit et de sortir avec une longueur d’avance », affirme Kamal.

Dans l’incubateur

CNMAGRatheesh Subramaniam est chercheur scientifique à Clera, l’une des nouvelles entreprises soutenues par le centre MaRS. Clera planche sur le développement d’un programme antipsychotique dans le traitement de la schizophrénie et d’antidépressifs dans le traitement de la dépression. « Notre recherche sur les antipsychotiques pour le traitement de la schizophrénie se base sur les récepteurs de la dopamine ».

Ratheesh a travaillé à Clera depuis sa création en 2007. Son ancien employeur a également été soutenu par le centre MaRS et la plupart de ses collègues viennent de la même compagnie. Ils reconnaissent tous la qualité des nombreux services offerts par le centre MaRS. « Le centre MaRS est un centre d’emploi et d’information unique. Nous avons beaucoup de compagnies dans le centre, donc beaucoup de possibilités d’emploi », admet-il.

Si vous cherchez un emploi – ou si vous voulez créer votre propre entreprise, le centre MaRS est un des meilleurs endroits pour commencer votre recherche. « Tout les gens que vous croisez dans l’ascenseur, dans les couloirs ou dans la cafétéria – sont tous dans le domaine scientifique –, donc vous pouvez faire du réseautage », mentionne Ratheesh. « MaRS est plus qu’un lieu de recherche - le centre attire également les gens d’affaires, qui ont du capital. »

Ces contacts d’affaires peuvent transformer vos idées en une affaire rentable, qui exige de la main-d’oeuvre. Voilà la mission de MaRS. « Le centre MaRS facilite des échanges et la collaboration entre la communauté scientifique, les gens d’affaires et le capital », d’après le site Internet du Centre. Le Centre offre également la possibilité du financement privé par l’entremise des organisations telles que Venture Group et du soutien gouvernemental de la part des agences comme le programme Ontario Regional Business Mentoring Network – assurant du soutien aux nouvelles compagnies à forte composante technologique dans 12 centres urbains de la province. Il y a également du soutien de la part des partenaires tels que la CIBC, qui subventionne un cycle de conférences sur l’entrepreneuriat. Ratheesh ajoute que « des experts des brevets sont sur les lieux et ils sont à votre disposition, si vous ouvrez dans la technologie brevetable ».

Une fois que vous aurez démarré votre entreprise, le centre MaRS est en mesure de vous offrir plusieurs services. « Quand nous avons installé notre laboratoire et nous avions besoin d’une cagoule de protection chimique, le Centre a mis à notre disposition du personnel pour l’installation de la cagoule », explique Ratheesh. « Ils nous ont aidé à évacuer les déchets chimiques, ils nous ont fourni l’approvisionnement d’eau, le réfrigérateur et le congélateur – des  services très importants. Pour les petites entreprises qui n’ont pas les moyens d’acheter des  réfrigérateurs et des congélateurs, ils peuvent utiliser l’équipement commun. » Le centre MaRS  abrite également des salles de conférences et de réunions et un auditorium.

La croissance des cultures

CNMAGLes cultures des microbes ne sont pas les seules cultures en croissance au centre MaRS. C’est aussi un excellent endroit pour les nouveaux arrivants des quatre coins du monde de trouver un emploi. Yang Qu, associée en recherche à Clera, qui partage un bureau avec Ratheesh, nous explique : « Quand je suis venue, j’étais préparée pour ce genre de carrière. » Lorsqu’elle et son mari sont arrivés en 2002 en tant qu’immigrants indépendants, elle détenait un diplôme en génie de la Chine. Elle a obtenu sa maîtrise de l’Université de Waterloo. Elle a obtenu par la suite le poste d’associée en recherche et assistante à l’enseignement par l’entremise de la faculté de génie.
« C’était suffisant pour payer les frais d’études et les frais de subsistance », affirme Yang.
Ratheesh n’avait pas de diplôme quand il est venu du Sri Lanka. « Chez nous, il y a deux spécialisations, une scientifique et une de génie. J’avais choisi la spécialisation scientifique. Mais c’était en fonction de l’âge, donc si tu manques le train, c’est fini. Quand je suis venu ici j’avais 26 ans et j’ai pu m’inscrire à l’Université Carleton et obtenir un diplôme. J’ai eu un prêt avec le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario. J’étais dans un programme Coop – ce qui m’a aidé à trouver un emploi. »

Il pense que l’éducation canadienne a contribué à son succès. En réponse à la question sur la formation la plus importante, Ratheesh réplique sans hésitation : « J’ai mis l’accent sur l’apprentissage de la langue, offert dans la première année – sans cette formation j’aurais raté mes cours. Sans une bonne maîtrise de la langue à l’oral et à l’écrit, vous ne pouvez pas obtenir un on emploi. Vous devriez prendre des cours d’anglais langue seconde. Entre temps, faites évaluer  votre diplôme au Canada », rajoute-t-il.

« Les gens qui retournent aux études peuvent trouver un emploi plus facilement dans leur  domaine », affirme Yang. Même moi, je me demande : que pourrais-je faire d’autre que la chimie  ? – puisque le marché change continuellement. Un jour peut-être, je n’aurai plus la chance de  pratiquer la chimie. Vous devriez toujours essayer de vous améliorer », renchérit-t-elle. Les  démarches soutenues pour s’améliorer font toujours la différence dans la recherche d’emploi,  surtout si l’on trouve l’environnement de travail idéal. Le domaine biomédical a enregistré une  croissance rapide durant les dernières années et on prévoit que la croissance se poursuivra. Cnm

Discovery District

(Le quartier des découvertes)
Le quartier des découvertes de Toronto est un lieu original de recherche qui s’étend sur près  de 2,5 kilomètres carrés dans le centre-ville de Toronto. Le quartier des découvertes de  Toronto accueille plus de 700 entreprises biomédicales et gère plus d’un milliard de dollars 
par année pour le financement des recherches majeures, tout en employant plus de 80 000
personnes.

Veuillez consulter le site Internet www.torontodiscoverydistrict.ca pour obtenir plus de renseignements et des ressources, y compris le Toronto BioSource Directory 2008

Des incubateurs dans d’autres villes

En commençant par le Centre de recherche et d’innovation d’Ottawa (OCRI), organisme notoire  et de longue date (1982), en passant par le plus nouveau Stiller Centre for Technology Commercialization à London, l’Accelerator  Centre de Waterloo et l’Innovation Synergy Centre
de Markham, il y a des entreprises de développement économique et des incubateurs d’entreprises dans la plupart des villes ontariennes. 

Et bien d’autres incubateurs d’entreprises  tels que le Greater Peterborough Innovation Cluster voient le jour à un rythme de plus en plus  rapide. De plus, le terme d’incubateur est révisé et adapté, contribuant à la création des hybrides  intéressants tels que VeloCity – le « dormcubateur » de l’Université de Waterloo. Ce projet réunit  les concepts de résidence pour étudiants et les incubateurs d’entreprises et met sous le même  toit les étudiants dans les nouveaux médias avec ceux des communications mobiles. Les  résidents peuvent travailler sur des projets, échanger des idées et, à la fin du semestre, partager  leurs idées avec les gens d’affaires et des spécialistes, pour mettre en valeur les meilleures idées  après la fin de leurs études.

Ottawa : www.ocri.ca
London : www.stillercentre.com
Waterloo : www.acceleratorcentre.com
Peterborough : www.innovationcluster.ca/
Mississauga: www.mississauga.ca/file/COM/
EDOBioHANDOUTfinal.pdf

 

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