| Vous et votre milieu de travail |
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par Veronica Leonard
Binoj, un cadre financier originaire d’Inde, se souvient : « Avec des patrons indiens vous ne vous asseyez pas avant d’être invité à le faire. Si vous êtes assis, vous vous levez immédiatement et vous leur offrez votre siège s’ils en ont besoin. Vous ne parlez jamais de vos droits si vous voulez garder votre travail. » Dans sa première année de travail en Inde, il n’avait droit qu’à une semaine sur les deux semaines de vacances offertes. Binoj a été surpris quand peu après avoir commencé à travailler pour une banque au Canada, son patron lui a demandé quand il voulait prendre ses trois semaines de vacances. « Au début j’ai été enclin de dire que je ne voulais pas de vacances juste pour lui faire plaisir. Ensuite elle m’a dit que je pouvais prendre mes vacances à n’importe quel moment en prévenant quelques jours à l’avance. Je me suis demandé si c’était un piège pour savoir si j’allais prendre des vacances plutôt que de travailler. J’ai pu croire que cela fonctionnait de cette façon dans les milieux de travail canadiens seulement après avoir discuté avec des amis canadiens de confiance. » Binoj a également été surpris d’apprendre que d’être trop complaisant et trop poli pouvait être rebutant pour beaucoup de patrons canadiens. Ils trouvent cette attitude non naturelle et pensent qu’on cache alors quelque chose. La façon de parler et le comportement qui étaient ceux de vos milieux de travail dans votre pays d’origine peuvent mener à un rejet de votre résumé (ou curriculum vitae), à un échec lors d’une entrevue ou peuvent vous bloquer dans votre intégration au milieu de travail canadien. Le Résumé Les employeurs canadiens s’attendent à voir un résumé de une ou deux pages, en forme de liste à puces, contenant votre éducation, vos compétences, votre expérience de travail, une description de vos responsabilités et des informations pour vous contacter. Ils ne veulent pas d’informations personnelles. Demandez de l’aide pour vous aider à rédiger votre résumé et votre lettre de présentation dans les centres d’emploi ou d’établissement proches de chez vous. Un employeur pourrait vous demander de lui donner une traduction officielle des cours que vous avez pris à l’Université et une lettre de référence traduite de votre dernier employeur. Si c’est le cas, vous devriez demander quel service de traduction ils pourraient accepter avant de payer pour que le travail soit fait. L’entrevue Dans une entrevue, les employeurs cherchent à connaître votre expérience, vos compétences pour le travail et comment vous vous « inscrivez » (ou « intégrez ») dans le milieu du travail. L’annonce dit souvent ce qu’ils recherchent pour ce travail. Préparez quelques réponses qui traitent de vos compétences et de votre expérience. Leurs rapports annuels, les brochures et les sites Internet sont de bonnes sources d’informations sur la compagnie. Prouver que vous pouvez vous « inscrire » est plus difficile, mais il y a quelques conseils pratiques qui peuvent aider. Commencez avec un sourire Barbara Bunce a travaillé comme mentor pour un immigrant russe qui faisait un stage dans une bibliothèque d’école. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi les Canadiens souriaient tant dans le milieu de travail. Tous les jours elle et Barbara ont travaillé à sourire. Son nouveau sourire lui a permis d’avoir un emploi dans un magasin de vêtements féminins. Apprenez à serrer la main Une poignée de main est importante au Canada. C’est un signe de bienvenue, d’amitié et de confiance. Des affaires durables dans le monde des affaires sont scellées juste avec une poignée de main. Quand Mary, un recruteur pour une compagnie, a offert de serrer la main à un Iranien qui cherchait un emploi, elle a été surprise quand il a placé ses deux mains derrière son dos. Dans sa religion, un homme ne touchait pas une femme qui n’était pas un membre de sa famille. Bien qu’il était en train d’obéir aux normes de sa société, il était en train d’offenser les normes de son nouveau pays. Quelqu’un a expliqué à Mary pourquoi c’était arrivé mais elle s’est demandé s’il pourrait bien s’intégrer à son équipe. Un site Internet en anglais dont le nom est Arrive BC (http://www.arrivebc.com/) mentionne quelques autres facettes du langage corporel qui peuvent faire qu’on réussit ou qu’on échoue dans une entrevue. Il est important d’établir un contact visuel direct, ce qui implique honnêteté et ouverture. Vous n’avez pas à maintenir ce contact pendant toute l’entrevue mais maintenez le pour accentuer un point que vous trouvez important ou bien l’interviewer pensera que vous êtes en train de cacher quelque chose. Le site suggère également de garder une distance de 18 pouces quand vous parlez à quelqu’un debout. Plus proche que cela pourrait le gêner mais si vous restez trop éloigné cela impliquera un manque d’intérêt. La culture du milieu de travail Ayez l’esprit d’équipe. Partagez la charge de travail avec vos co-équipiers, en demandant ou en donnant de l’aide selon les besoins.
Cette différence peut causer des tensions au travail. L’attention portée par le nouvel arrivant à la production peut l’amener à négliger le temps nécessaire pour avoir l’accord de l’équipe sur la façon dont un travail devrait être bien mené et qui devrait s’atteler à une tâche. D’autres travailleurs ont parfois l’impression que le nouvel arrivant essaye de paraître bien en les faisant mal paraître. La communication est importante. Vous pourriez être nerveux à l’idée de parler durant les réunions et juste vouloir être mis de côté pour travailler; mais essayez de dire quelque chose. Cela montre que vous êtes intéressé. Le silence peut être pris pour de l’hostilité. Permettez aux gens de vous connaître davantage. Ce n’est pas facile de se joindre aux conversations du milieu de travail quand vous ne connaissez pas les gens, les émissions de télévision, les équipes sportives ou les évènements communautaires. N’oubliez pas que vos co-équipiers ne savent pas quoi vous dire également. Ils veulent en savoir plus sur votre ancienne vie mais ils sont en général trop polis pour vous demander. N’ayez pas peur de partager certains bons aspects de votre vie avec eux. Amenez des échantillons de nourritures de votre pays qui sont populaires au Canada également. Mettez des photographies de votre famille ou de votre pays d’origine sur les murs ou mettez de l’artisanat typique sur votre bureau. Ce peut être de bons moteurs de conversations. Binoj insiste sur le fait que le meilleur moyen de s’ajuster à la culture de votre nouveau milieu de travail est de construire des relations de travail avec des Canadiens et pas seulement avec des personnes de votre propre culture. Cela peut être embarrassant et parfois s’avérer être une leçon d’humilité mais avec le temps vous vous « inscrirez » et les portes permettant à votre carrière de prendre son envol s’ouvriront. CNM
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La culture du milieu de travail canadien peut être très différente de ce que les nouveaux arrivants ont l’habitude d’expérimenter et même ceux qui possèdent un bon anglais peuvent être parfois à court de mots.
Alvaro, un ingénieur du Brésil, dit que les Canadiens ont une approche différente du travail. « Au Brésil, nous sommes payés en fonction de la production. Si nous ne rencontrons pas nos quotas, nous ne sommes pas payés. Nous sommes également très compétitifs car il n’y a pas beaucoup d’emplois. Au Canada, on est en général payé à l’heure, donc on prend notre temps. »