| Quand on ne peut pas s’empêcher de tenter sa chance |
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Le plus inquiétant est le fait que le jeu n’affecte pas seulement le joueur : sa famille en souffre aussi. « La moitié des joueurs a reconnu que le jeu a causé des problèmes avec leurs proches. Quatre joueurs excessifs sur 10 (42 %) ont admis avoir un niveau élevé de stress dans leur vie, contre 23 % sans ce problème » d’après le même rapport de Statistique Canada. Le plus aggravant est que 18 % des joueurs, soit six fois plus que les joueurs sans problème (3 %), ont pensé au suicide. Le jeu de hasard ou d’argent a été en progression au courant de ces dernières années, étant donné l’accès facile. Les consommateurs n’ont plus besoin d’aller au casino ou dans des maisons de jeu cachées. Il leur est maintenant possible d’acheter des billets de loterie à l’épicerie, à la station d’essence, au dépanneur ou dans un centre commercial. Selon Canada West Foundation, il y a maintenant 87 000 machines à jeux (machines à sous, terminaux de loterie vidéo), 33 000 locations pour l’achat de billets de loterie, 60 casinos permanents, 250 pistes de courses et loteries télévisés de même que 25 000 licences pour l’exploitation des bingos, casinos temporaires, tirages et autres activités de hasard au Canada. Le jeu pose un risque de plus en plus élevé pour les joueurs et leurs proches. Les joueurs pathologiques empruntent souvent à leur entourage sans révéler que cet argent leur servira pour le jeu. Ils compromettent ainsi leur mariage, le bien–être de leur famille et leur emploi. Selon la Fondation de CAMH (Centre de toxicomanie et de santé mentale) « Un joueur pathologique risque tout pour le moindre espoir de gagner. Le jeu n’est plus alors qu’un divertissement, mais il accapare toute sa vie. » Si vos réponses ou celles de vos proches sont affirmatives, vous avez alors besoin d’aide. Votre centre communautaire, le YWCA, YMCA, votre médecin ou tout autre organisme d’établissement peut vous offrir cette aide. Vous pouvez rejoindre la Fondation de CAMH (Toronto) au numéro suivant : 416-535-8501. La dépendance au jeu n’est pas chose facile à se débarrasser. Selon Statistique Canada, en 2002, 27 % des joueurs à risque modéré et 64 % des joueurs à risque ne croyaient pas qu’il leur était possible de renoncer au jeu. De plus, 56 % de ceux qui ont essayé de s’en libérer n’ont pas réussi. Comment reconnaître un joueur excessif ? Voici un test développé par la Fondation de CAMH :
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Le jeu de hasard et d’argent est très populaire dans notre pays de la feuille d’érable. Une enquête de Statistique Canada révèle que 70 % de la population adulte dépense pour une activité de jeu. De plus, le jeu crée de la dépendance : en 2003, 1,2 million canadiens (5 % de la population, soit 6 % des joueurs) étaient des joueurs à risque. « Un joueur sur 20 était ou pouvait devenir un joueur à risque » (2003), selon Le Quotidien, le Bulletin officiel de diffusion des données de Statistique Canada.