| Des esprits à part |
|
|
|
|
Mohammad Iqbal Khan fait partie d’une vaste armée de scientifiques qui est à la recherche du Saint Graal du monde de l’informatique : l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, ou IA, est la capacité des machines à reproduire un comportement intelligent, comme la prise de décision, la planification et le langage naturel. Les ordinateurs peuvent faire des choses incroyables de nos jours, mais les détracteurs de l’IA affirment qu’une machine électronique ne peut pas comprendre, il n’y a pas de signe d’intelligence. Le professeur du collège Centennial pour les sciences de l’information appliquées explique qu’après 40 ans de dur travail, la communauté de l’IA a redéfini ses objectifs en des termes plus accessibles. « L’IA est maintenant définie comme l’aptitude à survivre à des situations inattendues, c’est un test de l’évolution » explique-t-il. A titre d’exemple, il cite les téléphones de bureau très développés du point de vue technologique et qui sont conçus pour fonctionner comme des machines Internet. « Cela ne marche que dans des limites bien définies. Il doit être branché au secteur, avoir une connexion en réseau, et se trouver dans la bonne température. Enlevez-lui n’importe laquelle de ces composantes et votre téléphone devient inutilisable. Il ne peut pas s’adapter. » D’un autre côté, les êtres humains ont une remarquable capacité à s’adapter explique-t-il. L’auto préservation est imprégnée dans notre cerveau et l’individu a l’intelligence de rechercher un abri, de la chaleur, de l’ombre, de l’eau, et tout ce dont il a besoin pour rester en vie. « Les êtres humains sont vraiment complexes. On ne se rend pas compte à quel point le corps humain est ingénieux jusqu’à ce que l’on essaie de le copier dans une machine » explique Khan. Ce professeur de 55 ans a fait et vécu beaucoup de choses depuis sa tendre d’enfance à Faisalabad, un centre industriel de la province de Panjab, au Pakistan. Il a fréquenté l’université d’ingénierie et de technologie de Lahore, où il a reçu un diplôme en ingénierie électrique. Son premier emploi était pour une grande entreprise européenne de technologie basée au Pakistan où on lui a proposé une position dans les ventes. Ensuite, il a trouvé un poste en tant que vendeur pour la compagnie d’électricité locale. « C’était là une volonté politique de recruter une grande partie des jeunes diplômés des écoles pakistanaises, mais je ne pouvais pas supporter la corruption que je voyais autour de moi » se rappelle Khan. Il a donc émigré et pris une position en tant qu’ingénieur en Iran, travaillant dans une nouvelle usine de traitement du plomb et du zinc. « Je suis rapidement devenu bilingue en farsi, ce qui m’a rendu populaire au travail, » explique Khan Il n’a pas fallu longtemps avant que je ne devienne ingénieur électrique en chef, puis directeur adjoint de l’usine. Mais la révolution Iranienne a explosé en 1979, et on a forcé Khan à rester et diriger l’usine après le départ des européens expulsés. Il n’était pas très heureux mais il est parvenu à convaincre les pouvoirs en place qu’il apprendrait beaucoup en s’inscrivant dans un programme de maîtrise pour poursuivre son éducation à l’université Queen Mary de Londres. « Au moment où j’avais fini ma maîtrise, la guerre Iran - Irak avait commencé et je ne voulais vraiment pas rentrer, j’ai donc démarré mon doctorat en intelligence artificielle. » Cinq ans plus tard, il a obtenu son premier poste d’enseignant à l’université de Strathclyde à Glasgow, en Ecosse. Il a conçu le programme de maîtrise en technologie de l’information qui était devenu un choix populaire pour de nouvelles carrières. En 1992, il épousa une femme de Toronto lors d’une cérémonie traditionnelle au Pakistan. Ils retournèrent en Ecosse pour démarrer leur vie de couple, mais sa femme n’aimait pas le temps pluvieux de Glasgow et ils décidèrent ainsi de chercher un autre endroit où s’installer. La jeune famille a donc déménagé à Southampton dans le sud de l’Angleterre, où Khan devint maître de conférence à l’université de Solent. Sans surprises, l’intelligence artificielle occupait une grosse partie de ses leçons et recherches. Pour finir, ils s’installèrent à Toronto. Khan obtint un poste permanent au collège Centennial, où il a créé le cursus du programme de 4 ans pour le collège. Le programme d’informatique et de communication en réseau, et son petit frère le programme en systèmes de programmation, bénéficient de laboratoires à la pointe de la technologie qui demeurent inégalés dans toute la province de l’Ontario ou dans une autre université. « Il y a quelques années, le collège Centennial fut le premier à être doté d’un laboratoire VoIP (voix sur réseau IP, défini comme un protocole Internet permettant le transfert de la voix sur Internet ou n’importe quel système en réseau). Aujourd’hui, nous sommes les premiers à établir un laboratoire WIMAX (technologie qui fournit des connections sans fil sur de grandes distances avec une grande variété de façons) destiné à l’usage des étudiants » explique Khan. Tous les deux en même temps, VoIP et WIAMX sont des technologies de pointe utilisées par des institutions gouvernementales, des entreprises dans les technologies de l’information et certaines des universités plus traditionnelles. Grâce à des initiatives comme celle-ci, le collège Centennial peut procurer à ses étudiants une meilleure expérience de l’apprentissage. Khan est fier de tout ce qu’il a accompli au collège Centennial en quelques années. En ce qui concerne l’intelligence artificielle, c’est un travail passionné qui occupe son esprit, qui de manière ironique, est une merveilleuse machine qui ne pourra peut être jamais être copiée en silicone. Pour plus d’informations sur le programme des technologies de l’ingénierie du collège Centennial, visitez le site Internet www.centennialcollege.ca/future/message.jsp. CNM
|





