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Les codes de conduite règnent en maîtres PDF Print E-mail

Par Teenaz Javat

« Maman, je ne veux pas porter ces vêtements pour aller à l’école. Mes amis disent que je ressemble à un crétin. » Ou encore « maman, j’ai besoin d’acheter de nouvelles affaires de gym avec le logo de l’école dessus. Tout le monde en a. »

Ces phrases étaient les complaintes que les nouveaux immigrants Jeroo et Xerxes Madan on du subir de manière quotidienne lorsqu’ils ont immigré au Canada en Février 2007.

La famille Madan a décidé de s’installer dans le quartier Square One, dans le centre ville de Mississauga, un endroit qu’ils estimaient être accommodant du point de vue transports en commun et situé à une distance convenable pour se rendre à pied vers les services indispensables.

Leurs enfants Anaisha (12 ans) et Kevan (9 ans) ont commencé l’école une semaine après leur arrivée.

La plupart des écoles à Mumbai exigent des uniformes pour les élèves, les vêtements n’ont donc jamais posé de problème pour la famille Madan. Du lundi au vendredi, l’uniforme scolaire était de rigueur. Cependant, les choses ont commencé à changer ici. Les crises vestimentaires matinales ont commencé avec Anaisha qui se plaignait en disant que ses vêtements n’étaient pas assez canadiens. Son frère cadet, quant à lui, a vite emboîté le pas. Pour réduire leurs réticences matinales, madame Madan a décidé de se rendre à l’école du quartier pour constater par elle même ce que signifiait « vêtement canadien. »

On lui a remis une brochure intitulée « Safe and Caring Schools » (programme de prévention de la violence et de promotion de la sécurité et du soutien dans les écoles) et elle fut enjointe à lire la charte de l’école. Ces règles sont comme la bible, que vous soyez un nouvel arrivant dans le pays ou un descendant des pionniers.

Elle contient quasiment tout ce que vous devez savoir à propos de l’école en particulier mais aussi au sujet du conseil scolaire en général : l’étiquette en classe, les vêtements appropriés et les règles comportementales à la fois dans et en dehors de la classe, vis-à-vis des autres.

Les parents qui ne parlent pas bien l’anglais sont fortement encouragés à faire traduire dans leur langue la charte afin de mieux comprendre la politique de l’école. Le meilleur endroit pour se renseigner à ce sujet est de s’adresser en premier à l’école de votre enfant pour les services de traduction.

Le comportement en classe au travers de la province est décrit dans la section code de conduite et les étudiants sont supposés le respecter. Ce code explique aussi ce qui se passe quand un élève ne respecte pas le règlement en vigueur. Il est très important que les parents et les élèves apprennent et comprennent les règles pour qu’ils sachent ce que l’on attend d’eux ainsi que des autres dans chaque école.

La plupart des écoles ont adopté une approche de résolution de problèmes dans laquelle on attend des étudiants, de la maternelle au secondaire, qu’ils y participent activement.

Le conseil scolaire de Toronto (TDSB) utilise de la discipline progressive pour gérer les mauvais comportements comme fumer, harceler, se bagarrer ou être violent. Les enfreintes au code sont gérées de manière individuelle selon les critères de la transgression. Les mesures disciplinaires s’étendent de l’écriture d’une lettre d’excuse, à des sessions de conseil par le personnel de l’école, les parents ou la police, à la détention, la perte de privilèges, et dans des cas extrêmes la suspension de l’école pendant plusieurs jours.

Dans le cas d’une suspension, le district scolaire procure des programmes qui permettent à l’enfant de poursuivre ses objectifs scolaires.

En parcourant la charte de l’école, Madame Madan et sa famille étaient en terrain connu. Ils avaient une idée de la façon dont leurs enfants devaient s’habiller pour l’école, la gymnastique, les loisirs, les pique-niques et les voyages scolaires. Ils ont aussi appris la manière dont ils devaient se comporter et où se rendre pour obtenir de l’aide. « Je suis très contente de m’être rendue à l’école au lieu de demander à mes voisins de répondre à toutes les questions que je me posais. La secrétaire m’a orientée vers tous les sites Internet appropriés et je suis maintenant mieux préparée pour faire face aux éventuels défis » explique Madame Madan.

Un parent mieux préparé signifie, la plupart du temps, un enfant mieux préparé. Les écoles et les parents doivent travailler ensemble pour aider les enfants à connaître et prendre leurs car ce sont eux qui constitueront la société de demain.

Obtenez l’information dont vous avez besoin

Le conseil scolaire de Toronto (TDSB) dispose d’un site Internet très complet (www.tdsb.on.ca) sur lequel l’étiquette en classe, les codes de conduite, les vêtements appropriés et les comportements en classe ou dans la cour de récréation sont expliqués. Une fois sur le site Internet, sélectionnez « Parents » dans le haut de la page et sélectionner le lien « Safe and Caring Schools » pour plus d’informations. Vous pouvez aussi contacter Madame Donna Quan, surintendante du système des écoles sécuritaires, au 416-393-8933 si vous avez besoin de clarifications supplémentaires.

Le district scolaire de Peel (www.peelschools.org) dispose d’un code de conduite similaire. Les écoles travaillent chacune avec une version du code provenant du conseil adaptée à leur situation propre. Pour plus d’informations sur la politique provinciale qui régit tous les conseils scolaires en Ontario, visitez le site www.edu.gov.on.ca et sélectionnez « Code de conduite » dans la zone de recherche.

Les règles à l’université

L’étiquette en classe n’est pas très différente dans les collèges et les universités du Canada, cependant la meilleure façon d’apprendre le code spécifique de chaque institution est de visiter leur site Internet. Le guide de l’étudiant doit être lu attentivement avant de commencer une éducation post-secondaire.

En général les professeurs et enseignants peuvent demander à ce qu’un élève quitte la classe dans le cas d’une dispute verbale ou physique.
Dans beaucoup de cas, le service de sécurité du collège ou de l’université est appelé, car la plupart des étudiants ont plus de 18 ans et ils n’ont pas beaucoup de marge d’erreur. Les lois de la province ont la priorité. Les étudiants sont traités comme des adultes et les altercations avec les représentants de la loi peuvent amener à la création d’un casier judiciaire.

CNM

 

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