| Comment rendre les devoirs amusants ? |
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Par Alessandra Emília
Lorsque je lui ai demandé des conseils pour mieux faire ses devoirs, il m’a répété la même rengaine : il faut lire des livres (même s’il reconnaît lui-même ne pas lire suffisamment), avoir un bon dictionnaire à portée de main (qui peut être dans votre langue maternelle), compter sur ses amis, ses enseignants et ses parents, si possible. Son dernier conseil était pour moi le plus surprenant. Joao s’est tourné vers moi et m’a dit « je sais que vous ne me croirez pas, mais ce qui m’a le plus aidé était le fait de jouer à des jeux vidéos. » Comment ? « Tout est en anglais » justifie-t-il avec un sourire adolescent. Donc, selon les conseils de Joao, tout ce dont vous avez besoin pour que vos enfants se concentrent sur leurs devoirs est d’investir dans la dernière console Playstation ou X-Box, n’est-ce pas ? Ils peuvent rêver ! Une étude conduite en 2005 par Statistiques Canada montre que les devoirs représentent la principale activité non rémunérée et la plus coûteuse en temps pour les adolescents, après la fréquentation scolaire. Au Canada, les étudiants passent en moyenne 9,2 heures par semaine à faire leurs devoirs (avec 60 % d’entre eux qui y consacrant environ 2,20 heures par jour). Cette étude conclue aussi que le temps passé à faire les devoirs varie selon le sexe et l’origine culturelle. Alors que 7 garçons sur 10 de parents immigrants (les deux parents étant nés à l’extérieur du Canada) passent environ 2,37 heures par jour à faire leurs devoirs, seulement 5 garçons sur 10 de parents nés au Canada (au moins l’un des deux parents né au Canada) en font de même. Parmi les adolescents de parents nés au Canada, les garçons consacrent moins de temps aux devoirs (21 minutes par jour) que les filles. Toutefois, il n’y a pas de différence majeure entre les filles et les garçons nés de parents immigrants. Joao vit à Toronto avec sa mère célibataire, Teresa, une manucure obsédée du travail qui ne parle pas anglais. Teresa compte sur ses amis qui parlent mieux anglais qu’elle pour aider Joao à surpasser ses difficultés d’apprentissage. Ce petit coup semble bien marcher. Joao se rappelle « un jour avant l’école, j’étais sur le point de baisser les bras, pensant que l’anglais était trop difficile pour moi, mais mon frère et les amis de ma mère m’ont encouragé en me disant que si ils avaient pu y arriver, alors je le pouvais aussi. » Joao en a rapidement tiré un enseignement. En arrivant au Canada un mois après la rentrée scolaire, il a commencé à suivre des cours à l’école catholique Saint Luke une semaine plus tard. Il était assis à côté d’autres lusophones pensant que cela lui permettrait de se sentir plus à l’aise, mais les moqueries des élèves anglophones l’ont poussé à maîtriser cette nouvelle langue assez rapidement. « Ces garçons se moquaient de moi en me disant d’apprendre l’anglais avant d’oser leur parler … Cela m’a servi de moteur et a fait en sorte que je veuille apprendre plus, encore et encore jusqu’à ce que je sois suffisamment bon en anglais pour leur dire : maintenant je parle anglais aussi bien que toi » confie Joao. Il était supposé être en 7ème année mais en raison de son âge avancé, il a intégré la classe de 8ème année. Cette même année, Joao devait suivre les cours d’été car il lui manquait 5 points en histoire. Toutefois, cet adolescent courageux a terminé premier de la classe, en ayant fièrement atteint 95 % sur son bulletin scolaire. « Les gens sont plus mûrs au lycée. Ils ne rient pas lorsqu’on fait des erreurs. Et si jamais ils rient, je rie aussi. » Joao souhaite devenir pilote quand il sera grand. Où ? Ici au Canada. « J’adore ce pays » ajoute-t-il. Joao poursuit sa tactique d’auto éducation, il continue à jouer aux jeux vidéo, non seulement ce sont des gadgets précieux pour perfectionner son anglais mais aussi une excellente simulation de vol grâce au jeu flight simulator. CNM Conseils pour aider les enfants dans leurs devoirs
Pour obtenir plus de conseils pratiques ou informations utiles sur la manière dont vous pouvez aider vos enfants à accomplir leurs devoirs, visitez le site www.ontario.ca/abc123. CNM
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Lors de mon entretien avec Joao Felipe Galon Sa, jeune étudiant brésilien, ce dernier m’a dit qu’il avait fait des progrès dans ces études depuis son arrivée au Canada, il y a deux ans, alors qu’il ne parlait pas un mot d’anglais. Il se rappelle encore « dans l’avion pour venir ici, j’étais assis à côté d’un canadien qui n’a pas arrêté de me demander si je voulais du lait mais je ne connaissais même pas la signification du mot lait. »