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par Dale Sproule

Les écrivains et journalistes formés à l’étranger doivent faire face à l’une des transitions professionnelles les plus difficiles. Leur métier est fondé sur la communication. Et lorsque leur première langue n’est pas l’anglais, alors la poursuite de leur profession au Canada leur requière non seulement d’apprendre l’anglais, mais d’atteindre un tel niveau que l’on en arrive à penser qu’il s’agit de leur langue maternelle. Ils doivent très bien le maîtriser afin de pouvoir rivaliser avec les écrivains qui sont nés et qui ont grandi au Canada.

Cela dépasse les niveaux de compétence linguistique canadiens (pour en savoir plus sur ce système d’évaluation de l’anglais utilisés par les programmes canadiens d’anglais langue seconde et par les cours de LINC, visiter le site www.language.ca). Pour réussir une carrière d’écrivain au Canada, vous devez avoir des compétences linguistiques en anglais (ou en français) de niveau universitaire. Et cela ne concerne pas seulement les débutants. Comme les canadiens passent leur vie entière à utiliser et parfaire leur langue, leur maîtrise dépasse de loin les compétences scolaires. Et cela est valable pour toutes les langues car vous passez votre vie à lire, écouter et converser dans celle-ci. Non seulement vous apprenez des définitions du dictionnaire, mais vous maîtrisez également les sens cachés ou implicites des mots que vous utilisez.

Si vous êtes ingénieur ou architecte, vous pouvez suivre des cours et acquérir les compétences essentielles pour obtenir votre autorisation d’exercer et commencer à pratiquer votre métier. Mais la voie n’est malheureusement pas aussi évidente pour les écrivains. De nombreux journalistes étrangers qui vivent au Canada depuis plus de dix ans, ne parlent toujours pas couramment anglais et ne sont toujours pas à l’aise dans cette langue au point de pouvoir poursuivre leur carrière.

Claudio Muñoz, le nouveau rédacteur adjoint du Magazine du nouvel arrivant au Canada et chroniqueur d’anglais langue seconde, ne parle anglais que depuis un an. Il a récemment découvert un programme unique pour les écrivains et journalistes formés à l’étranger au collège Sheridan. Et nous sommes heureux de pouvoir présenter ces nouveaux talents aux lecteurs de ce magazine, non seulement car cela leur donne la chance de pratiquer et de gagner des qualifications canadiennes dans leur domaine, mais aussi car ils ont tous connus la frustration causée par l’incapacité de poursuivre immédiatement leur carrière au Canada. Donc lorsque ces personnes vous parlent de transition professionnelle et de petits boulots de survie, vous savez maintenant qu’ils parlent en connaissance de cause.

Dans ce numéro, nous souhaitons également remercier notre modèle sur la couverture, Chawn Abraham, qui travaille en tant que réceptionniste chez Career Exploration Employment Preparation à Scarborough. La couverture n’aurait pas été possible sans l’aide de la directrice de Chawn, Lois Dixon, qui nous a facilité la tâche et nous a offert un accueil chaleureux au sein de leur bureau.

Ce n’est pas la première fois que le Magazine du nouvel arrivant au Canada reçoit une aide de la sorte du secteur de l’établissement. Ann-Marie McGregor d’OCASI – Etablissement.Org a été notre modèle de couverture pour le numéro 3 et Shawn Mintz, directeur de communication à ACCES Communication (en compagnie de son épouse et de sa fille) nous a offert son image pour la couverture du numéro 13.

CNM

 

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