| Vos qualités personnelles vous mèneront à la réussite |
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par Teenaz Javat Zareer Divecha, Gooli Mama et Fariba Sahraei font partie d’une longue liste d’immigrants qui arrivent au Canada en tant que professionnels dans leur domaine d’activité qui ont dû procéder à un changement de carrière. Ils sont arrivés du Pakistan, d’Iran et d’Inde mais ils se sont tous retrouvés face aux même problème : ils ont dû changer de carrière afin de pouvoir survivre sur le marché du travail canadien. Ce qui suit est leur histoire. Avec l’aide de plusieurs organisations gouvernementales et non gouvernementales, d’amis et, par dessus tout, leur volonté et leur détermination, ils ont surpassé plusieurs obstacles et sont maintenant sur le chemin de la réussite. Le changement, quelle que soit sa forme, n’est pas simple. Que ce soit le café que vous buvez au démarrage de votre journée ou la nourriture que vous mangez chaque jour, les hommes et femmes, par leur nature même résistent au changement. Une fois cela dit, dès que les nouveaux arrivants mettent le pied sur le sol du Canada, ils doivent survivre. Et le changement, il doivent le subir dans beaucoup d’aspects de leurs vie. Prenez l’exemple de Gooli Mama. Elle était assistante de direction dans une agence pour la compagnie aérienne des Emirats. Elle était basée à Karachi, au Pakistan. Sa carrière dans l’industrie aérienne avait duré plus de 20 ans. Quand elle et sa famille ont immigré au Canada en 2001, il a été très difficile pour Mme Mama de trouver un travail dans son domaine d’expertise. Elle n’a pas perdu de temps et a pris un travail au bas de l’échelle, dans une des plus grandes banques canadiennes. « Continuer à chercher un travail dans l’industrie aérienne n’avait aucun sens, donc, au lieu de finir frustrée, j’ai rapidement décidé d’accepter la prochaine opportunité qui se présenterait. » Une fois dans la banque, Mme Mama a mis ses qualités au travail. Ses supérieurs ont vite reconnu sa patience, son humilité et ses compétences de résolution de problèmes. La banque l’a envoyé pour être formée à leurs frais et elle est maintenant assistante de direction dans une agence locale. Dans le cas de Mme Mama les compétences de base (gestion de vol) qu’elle avait acquises dans son précédent emploi au sein de la compagnie aérienne des Emirats sont restées sur son curriculum vitae. Ce sont ses aptitudes (gestion de personnel et résolution de problème) qu’elle a développées au cours de plusieurs années et qu’elle a conservées qui l’ont aidée dans sa nouvelle carrière au Canada. Cependant, on ne peut pas dire cela de tout ceux qui viennent ici. Zareer Divecha était dentiste, formé au Pakistan. Il a quitté son cabinet prospère à Karachi pour immigrer au Canada en 1993. Dans le cas de M. Divecha, il fallait se préparer à suivre un long chemin. Il a étudié pendant 7 ans pour devenir dentiste et a reçu une formation de 6 mois après cela. Lorsqu’il s’est renseigné auprès du comité d’accréditation national des dentistes, on lui a dit qu’il devrait refaire ses études de préparation médicale. En clair, cela voulait dire que toute sa formation dentaire acquise au Pakistan était l’équivalent de la dernière classe de lycée. Ceci n’était pas acceptable pour lui Donc M. Divecha a opté pour son autre talent : la conduite. Il a été recruté par la société de location de voiture Hertz en tant que valet. Avec du temps, il a atteint la position de directeur régional. Fariba Sahraei était journaliste réputée en Iran avec 13 ans d’expérience derrière elle. En arrivant au Canada il y a 4 ans, elle a seulement réussi à obtenir un poste en freelance pour la BBC dans le département perse pour la radio et Internet. Comme ces contrats étaient occasionnels, elle travaillait dans un magasin de vente de vêtement pour pouvoir joindre les deux bouts à la fin du mois. Après 4 ans d’épargne, Mme Sahraei a postulé pour un prêt étudiant auprès du Régime d'aide financière aux étudiantes et étudiants de l'Ontario et a décidé de retourner à l’école. Elle est maintenant étudiante inscrite au programme du Collège Sheridan pour les technologies et l’apprentissage avancé en journalisme au Canada pour les écrivains formés à l’étranger - www.sheridaninstitute.ca. Les histoires de Mme Mama, M. Divecha et Mme Sahraei renforcent le fait que le changement est inévitable et qu’il n’est pas toujours négatif. Le Canada est connu à l’étranger pour accueillir des immigrants qualifiés dans leur pays afin de remplacer sa main d’oeuvre vieillissante. La majorité des immigrants arrive en Ontario. La plupart des nouveaux arrivants doivent faire face à des changements étant donné que leur diplôme n’est pas reconnu ou qu’il n’y a pas beaucoup de travail disponible dans leur domaine d’expertise. De manière de plus en plus fréquente, beaucoup d’immigrants se sentent virtuellement pris au piège à l’extérieur de leur profession. Le gouvernement de l’Ontario a injecté plusieurs millions de dollars dans la ré-éducation et la ré-intégration des immigrants afin que ces derniers puissent rejoindre la population active en constante évolution. Il a financé plusieurs chartes et programmes d’intégration rapide dans des écoles et collèges communautaires au travers de la province dans lesquelles des individus formés à l’étranger peuvent prendre des cours d’intégration ou peuvent décider de changer de champ d’activité, avec pour objectif ultime l’intégration du marché du travail (www.etablissement.org or www.halton-multicultural.org). Les histoires mentionnées ci-dessus tendent à prouver que de l’aide est sur le chemin. Il suffit de saisir les opportunités quand elles se présentent, et comme Mme Mama, M. Divecha et Mme Sahraei, tout le monde trouvera un jour sa place dans le marché du travail canadien. Car ce pays est et restera un pays aux opportunités multiples. CNM
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