| Choc culturel |
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par Chaban Michael Osipovich Imaginez que vous avez passé toute votre vie dans un pays où le mode de vie est complètement différent. Ajoutez à cela le fait que vous ne soyez pas aussi jeune que vous l’auriez souhaité (manière polie de dire les choses). Et maintenant, vous immigrez vers un autre pays développé, mettons le Canada, où le système est complètement différent. Bien sûr, vos anciennes perceptions et règles de vie se heurtent à des lois et concepts inconnus. Vous pouvez réagir à ces confrontations de multiples façons, allant de la tristesse à l’amusement. Ma façon préférée est l’amusement. Les débutants, dans toute activité humaine, font toujours des erreurs amusantes. Qu’il s’agisse des nouveaux à l’école ou des novices en amour, ils vous font toujours rire. Quand vous vivez dans votre propre pays, tout semble normal. Vous ne pouvez pas voir les particularités qui sont immédiatement décelées par les étrangers. Mais dès que vous immigrez et commencez à vivre dans un autres pays, toutes ces différences non seulement vous sautent aux yeux, mais pénètrent d’autant plus votre esprit qu’elles sont clairement l’opposé de ce à quoi vous avez été habitué. Donc si vous voulez en savoir plus sur votre pays d’origine, vous devriez rester dans un autre pays pendant quelque temps afin de pouvoir en faire la comparaison. En tant qu’immigrant, vous redémarrez complètement à zéro. Et vous ne savez même pas ce qui vous manque. Il y a de nombreux problèmes inattendus qui vont surgir dans votre nouvelle vie, dont votre réaction face à vos rares victoires et fréquentes défaites est importante. Si vous pouvez affronter ces problèmes avec bonne humeur et optimisme, c’est à votre avantage. Et à la fin, vous surpasserez tous les obstacles et deviendrez un vrai citoyen canadien. La plupart des habitudes des Canadiens sont innées. Il vaut mieux dire la vérité, même si c’est une vérité amère, et recevoir une punition établie que d’être pris en mentant et écoper d’une punition plus grave. En général, il est accepté ici de dire la vérité partout, même dans les hôpitaux à des patients malades ou mourants. La plupart des Canadiens ne traverse pas la rue au feu rouge – même si il n’y a pas de voiture dans la rue, il s’arrêtent et attendent que le feu passe au vert. On attend de vous que vous travailliez dur et de manière honnête, que vous ne perdiez pas de temps, que vous payiez vos dettes à temps, que vous obéissiez aux instructions de l’encadrement. Donc, c’est comme ça qu’ils vivent ! Et qu’attendez vous d’eux ? CNM Le ticket de transfertLe système de ticket de transfert utilisé par les Canadiens est complètement nouveau et inconnu pour les nouveaux arrivants. Nulle part, dans aucun de nos anciens pays, on avait un système pareil. En Russie, on paye à chaque fois que l’on prend le métro, le bus, ou le tramway. Dans mes classes d’ESL, notre professeur nous a clairement expliqué comment utiliser le service de transport en commun. Elle a expliqué qu’il y avait des tickets spéciaux de transfert que vous pouvez utiliser pour aller d’un véhicule à un autre. Mais elle ne pouvait pas prévoir à quel point je ne comprenais pas ses explications. Lorsque j’ai utilisé pour la première fois un transfert dans un bus, j’ai essayé de le mettre dans le réceptacle, parce que j’avais vu d’autres voyageurs mettre leur argent dans ce réceptacle. Mais le conducteur m’a dit non. Je ne l’ai donc pas mis, mais je n’ai pas compris pourquoi. La deuxième fois j’ai eu plus de chance, j’ai rapidement mis mon ticket dans le réceptacle avant qu’il ne puisse protester. Il m’a regardé avec l’air de dire « qu’est ce que je peux bien faire avec un type pareil. » Après ça, j’ai compris que quelque chose n’allait pas, j’ai donc demandé à mes amis et ils m’ont finalement expliqué. Maintenant j’utilise ce système de transfert presque tous les jours. Et chaque fois je me demande « que se passerait-il si un Canadien, en Russie, demandait un transfert au conducteur ? » Vous n’avez pas besoin de beaucoup d’imagination pour vous faire une idée de ce qui se passerait. Mon nom est MichaelMon vrai non est Michael mais en Russie on m’appelait Michael Osipovich et, si on me montrait du respect, on m’appelait juste Osipovich. Il est d’usage en Russie, d’appeler les gens respectables par le nom de leur père (j’espère vraiment avoir mérité ce respect). Au Canada, personne ne vous appelle en utilisant le nom de votre père, on m’a donc simplement appelé Michael. En anglais cela sonne très court, bien plus court qu’en russe, comme un coup de fouet. Des noms aussi courts sont en général utilisés pour les chiens en Russie. Donc au début, lorsque mes amis ou mes camarades de l’école de langue m’appelaient « Michael, Michael », en général je ne répondais pas parce que je pensais qu’ils appelaient leur chien. C’est seulement plus tard que j’ai compris que c’était moi, et non pas un chien, qu’ils appelaient, et j’ai donc commencé à utiliser ce nom. CNM
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