| De l’aide à l’intégration aussi proche que votre bibliothèque de quartier |
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par Gilda Spitz Selon le site Internet de la bibliothèque de Toronto, chaque jour des centaines de nouveaux arrivants commencent une nouvelle vie au Canada. La plupart d’entre eux décident de venir s’installer à Toronto. Si vous êtes l’un de ces nouveaux arrivants, vous savez à quel point on peut être dépassé par les choses à faire pour s’installer ici : trouver des renseignements sur les emplois, le logement, les écoles, et bien plus. Vous savez sûrement que plusieurs organismes gouvernementaux fournissent des services dans ces domaines. Cependant chaque agence fournit un type d’aide particulier. Alors comment pouvez vous trouver ces sources d’information spécifiques ? Dans le passé, vous deviez trouver l’emplacement de ces organisations et agences, vous rendre dans chaque bureau et espérer qu’ils soient en mesure de vous procurer l’aide dont vous avez besoin. Mais maintenant vous avez une autre option. Vous pouvez rencontrer un conseiller dans le domaine de l’intégration dans un lieu très facile d’accès et agréable, votre bibliothèque municipale de quartier. Une nouvelle façon d’aider les nouveaux arrivantsEn Octobre 2006, un nouveau projet pilote a démarré dans certaines antennes du réseau de la bibliothèque de Toronto, en partenariat avec Immigration et citoyenneté Canada et de nombreux fournisseurs de service à l’intégration. Les conseillers spécialisés dans l’intégration sont répartis dans six bibliothèques locales autour de Toronto pour discuter avec tout nouvel arrivant qui entre dans la bibliothèque. Les nouveaux arrivants peuvent recevoir des informations précieuses dans une multitude de domaines, notamment l’emploi, la carrière, le logement, les services de garde d’enfants, les problèmes relatifs aux personnes âgées, l’anglais en tant que langue seconde, la citoyenneté et l’immigration, la santé et bien plus. Si votre interlocuteur ne peut pas procurer l’information requise tout de suite au nouvel arrivant, il ou elle pourra le référer à une agence qui pourra l’aider. Chacune des six antennes de la bibliothèque participant dans ce projet pilote est mise en partenariat avec une agence d’intégration locale :
Les bibliothèques fournissent l’espace pour le bureau du service à l’intégration et l’accès à leurs ordinateurs, téléphones et télécopieurs. Les agences d’accueil et d’intégration fournissent un ordinateur portable, des armoires de classement, un bureau et les téléphones portables pour les conseillers de l’agence. Comment cela marche-t-il ?Parvinder Pabla, une conseillère à l’intégration à la Albion Public Library, explique « parfois les gens ne savent pas où aller » pour trouver de l’aide. Mais « beaucoup de personnes viennent à la bibliothèque pour étudier ou utiliser les ordinateurs », et ils découvrent ses services presque par hasard. Beaucoup de visiteurs à la bibliothèque remarquent son bureau placé de façon centrale et rempli de brochures très colorées dans une grande variété de langues, et entament une conversation. Mais s’ils ne le font pas, elle approche souvent les gens qui semblent être des nouveaux arrivants et se présente. Dans un quartier ou beaucoup de personnes viennent d’Inde ou du Pakistan, Madame Pabla est capable de communiquer dans les trois langues – Hindi, Urdu, et Punjabi, ce qui est particulièrement utile pour mettre les nouveaux arrivants à l’aise. Madame Pabla répond aux questions, fournit des renseignements, oriente les nouveaux arrivants vers le Rexdale Women’s Centre si ils ont besoin de renseignement additionnels qu’elle ne peut pas leur procurer à la bibliothèque. Cependant elle explique bien que le centre n’est pas réservé qu’aux femmes. Elle explique « nous aidons les familles dans leur ensemble. » Les services d’aide à l’intégration sont proposés gratuitement aux clients. Même si un nouvel arrivant n’a pas besoin des services de Madame Pabla à ce moment là, il est utile de discuter seulement. Souvent cette personne mentionne le service à l’intégration à un ami ou une famille qui n’en aurait pas entendu parler et aurait ainsi manqué l’opportunité de profiter de toutes les ressources si facilement mises à disposition dans cet endroit public. Une situation gagnant-gagnantSue Wolfe, directrice de l’antenne de la bibliothèque municipale de Toronto à la Albion Library, explique « il y a tellement d’agence avec des fonctions différentes. Mais ici, nous mettons toute l’information au même endroit, et nous la regroupons lorsque cela est nécessaire. » La bibliothèque est le lieu idéal pour ce genre de services à l’intégration. Les nouveaux arrivants visitent, en général, en premier, la bibliothèque locale, car ils ont besoin de livres de langue, de supports dans leur propre langue et d’autres services fournis par la bibliothèque. « Beaucoup de nouveaux arrivants viennent à la bibliothèque dans les deux jours qui suivent leur arrivée au Canada » explique-t-elle. Il est souvent utile que le conseiller à l’intégration parle une ou plusieurs des langues prédominantes du quartier, comme Madame Pabla le fait dans la région de Albion. Quand un conseiller à l’intégration parle une certaine langue, le bruit se répand rapidement dans la communauté, et beaucoup de nouveaux clients se présentent pour participer au programme, explique Madame Wolfe. Le projet a connu un grand succès depuis qu’il a été mis en place en Octobre 2006. « Ce projet pilote crée une situation gagnant-gagnant » explique-t-elle. Selon les statistiques, la plupart des gens qui utilisent les services à l’intégration de la bibliothèque sont au Canada depuis moins de 3 ans. Les femmes, principalement âgées de 20 à 49 ans, dépassent largement les hommes en nombre. Elles ont le plus souvent besoin d’aide vis à vis de l’emploi et ont des questions sur l’immigration, les carrières disponibles ou tout simplement sur la vie de tous les jours. Les quelques inconvénients de ce programme pilote sont la disposition des bibliothèques et le manque d’espace privé pour les conversations confidentielles. Cependant, une bureau à l’écart est parfois disponible pour des conversations personnelles explique Madame Pabla. Autrement, elle réfère les gens à son agence où des conseils et des discussions plus en détail peuvent avoir lieu. Et après ?Ce projet pilote, est actuellement en place dans six sites à Toronto. Il est prévu de continuer jusqu’en 2008. Selon Victoria Totte, porte-parole de Citoyenneté et immigration Canada (CIC), « une évaluation indépendante sera conduite et des recommandations seront faites ». CIC « analysera alors les recommandations et décidera, en accord avec ses partenaires, quels changement adopter. Une fois la revue effectuée, nous nous pencherons sur l’expansion du programme ». Pour plus d’information, rendez vous sur le site Internet de la bibliothèque : www.torontopubliclibrary.ca/mul_set_index.jsp. CNM
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