| La fièvre du football est là ! |
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par Claudio Muñoz C’était le 17 Avril, et le Elephant and Castle était plein à craquer. Ce bar restaurant, situé dans le cœur de Toronto, sur la rue King, juste en face du Massey Hall est l’un des bars favoris des supporters de sport. Il y avait plusieurs bonnes raisons d’y être ce jour-là, comme la partie entre les Maple Leafs et les Canadiens de Montréal jouant pour une place en finale de Hockey et les Blue Jays jouant la troisième partie de la saison à Tampa Bay. Mais cette nuit-là, les supporters n’étaient pas présents pour le hockey ou le baseball. Ils sont venus pour assister à un jour spécial dans l’histoire du sport au Canada : la première partie officielle du Toronto FC, le seul club canadien membre d’une des ligues majeures de football, la ligue nord Américaine de football professionnelle. Pendant 90 minutes, l ’audience principalement masculine – portant des tee-shirts rouges et des casquettes, buvant de la bière et jouant du tambour comme des fous – ressemblaient à n’importe quels autres supporters de football dans le monde. Cela aurait très bien pu être la finale de la première ligue ou de la liga et personne n’aurait pu faire la différence. Et presque la même chose se produisait au Madison au coin de Bloor et de Spadina : des gens chantant, discutant, criant et s’amusant au détriment des adversaires. Si vous êtes un nouvel arrivant et votre pays d’origine est un pays fou de football, vous vous seriez senti comme à la maison. Il semble que Toronto a toujours eu une équipe de football, et cela ne date pas seulement du 11 mai 2006, quand le nom Toronto FC fut introduit et que la fièvre du football a commencé dans cette ville. « C’est un jour important pour les fans de football à Toronto qui peuvent maintenant apprécier un jeu de qualité et une équipe qu’ils peuvent appeler la leur », explique Tom Anselmi, vice président exécutif et chef des opérations pour le Maple Leafs Sports & Entertainment (les propriétaires du Toronto FC) le jour de son baptême. Presque un an après cette annonce, cela est d’autant plus important pour encore plus de supporters. « La ligue professionnelle de football (MLS) est surprise par l’engouement de la ville et son soutien », explique Paul Beirne, directeur des opérations de l’équipe. « Il est clair qu’il y a un marché propice au football qui n’a pas été exploité au cours des 20 dernières années ». Cela s’explique facilement lorsque vous comprenez que 60 % de la population de cette ville est issue de l’immigration, probablement d’un pays où le football est très populaire – puisque cette description convient à la plupart des pays dans le monde. Mais cela n’explique pas le succès rapide de cette entreprise. A ce jour, les billets de la saison 2007 sont tous vendus, et quelques billets sont disponibles pour seulement pour des parties individuelles. Cela signifie que 20 000 places du tout nouveau terrain BMO au Exhibition place vont être remplies. Ajouté à cela, la banque de Montréal (BMO) a acheté les droits du nom du stade et les publicité sur les maillots. Avec ce genre de soutien, les propriétaires de l’équipe peuvent être optimistes en ce qui concerne le futur des opérations. L’idée derrière l’importation du football au Canada – en payant 10 millions de dollars US à MLS pour la franchise et en dépensant presque 65 millions de plus pour la construction du stade de football (une construction rendue possible en partie par la ville de Toronto et les fonds du gouvernement fédéral) – semble déjà marcher. Une bonne base de départ pour la première expansion de MLS en dehors des Etats-Unis. Tout se met en place! Ce respect des racines footballistiques des immigrants, en parfaite harmonie avec la philosophie multiculturelle canadienne d’« être soi-même tout en étant canadien », en opposition avec la philosophie américaine d’« être seulement américain », pourrait être une autre source d’explication du succès de l’équipe jusqu’à présent. « D’où vous venez n’a pas d’importance ou que vous parliez anglais ou pas. Nous avons des gens d’Ecosse, d’Amérique du sud… Les fans viennent nous voir en bus depuis London ou Kingston. Je trouve cela très amusant car les gens se demandent toujours ce qu’est le Canada. Le Canada c’est mettre les gens ensemble et l’équipe y contribue : ici il y a des gens originaires d’Espagne, du Portugal, de Grèce » explique Michael Dubrick, président des Red Patch Boys, une des premières associations de supporters du Toronto FC. En plus du soutien des communautés étrangères comme les communautés italiennes, anglaises, portugaises et grecques, le Toronto FC est aussi un grand succès auprès de gens 100 % canadiens. Dubrick lui même est un torontois, né et ayant grandi dans la ville, et probablement un des supporters les plus acharnés. « La grosse différence avec les équipes américaines est que ce n’est pas seulement les gens d’origine étrangère qui sont accrocs. Des gens comme moi – de Toronto, ayant grandi ici, qui ont regardé la coupe du monde de 1994 aux Etats-Unis et qui ont aimé le sport – sont là pour encourager l’équipe. » Pour les nouveaux arrivants, c’est une excellente nouvelle. Le Toronto FC pourrait être une grande opportunité pour le réseautage – une façon de rencontrer d’autres gens de votre communauté et aussi des canadiens. Les clubs de supporters attendent de nouveaux membres (il n’y a pas de frais d’inscription – juste d’aller dans un bar quand il y a un match) juste parce qu’ils adorent le football. « Toronto est le genre de ville dans lequel il est tout à fait normal de supporter une équipe de football. Nous voulons rassembler les gens et créer une atmosphère telle qu’elle devrait être. Comme en Europe ou en Amérique du sud. Nous voulons être accrocs. Nous voulons que les supporters soient dehors avec des drapeaux et des chansons, toute la panoplie », explique Dubrick. Si vous voulez assister à un des matchs au terrain BMO, visitez le site www.torontofc.ca, le site officiel de l’équipe pour les directions et les billets, aussi disponibles chez Ticketmaster (prix commençant à 30$). D’un autre côté, si la partie n’est pas à Toronto, la meilleure idée est de sortir prendre un verre avec les fans. Certains d’entre eux sont les Red Patch Boys (www.redpatchboys.ca), les U-Sector (www.usector.ca) ou GoTFC (www.gotorontofc.com). Ils se rencontrent dans des bars et restaurants comme le Elephant and Castle. Tout le monde aime discuter à propos de l’équipe, des joueurs et de la formation. Suivez donc les instructions de l’entraîneur de l’équipe, Maurice Thomas « Mo » Johnston, qu’il a donné aux supporters il y a quelques semaines. « Prenez une bière, un siège, et amusez vous avec la partie. » CNM
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