| Un mal de tête de 50 000 $ : la nécessité d'une assurance-maladie en cas d'urgence |
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Larry Jackson est vice-président des communications de l'association PrimeLink Lifestyle. « Le premier symptôme a été un mal de tête », explique Sue Andrews. Mme Andrews est présidente d'Active Care Management, une entreprise qui aide les gens à obtenir l'aide médicale à laquelle ils ont droit en vertu de leur police d'assurance-maladie privée en cas d'urgence. Elle citait un cas survenu le printemps dernier. Comme l'explique Mme Andrews, le mal de tête de cette patiente a été le début d'un enchaînement de problèmes médicaux et de complications qui ont coûté près de 50 000 $ CAN à la compagnie d'assurance, somme d'argent que la patiente aurait eu à débourser de sa poche si elle n'avait pas acheté d'assurance. « Cette femme âgée de l'Inde était venue au Canada visiter son fils et sa famille, poursuit Mme Andrews. Pour des raisons de respect de la vie privée des patients, je ne peux pas révéler son nom. Je peux vous dire qu'elle était tout à fait en bonne santé lorsqu'elle a quitté son pays. Son médecin lui avait fait subir un examen médical complet avant son départ; son état de santé était normal. Rien ne laissait présager quelque problème que ce soit. Un mois après son arrivée, elle a commencé à se sentir mal. » Tout avait commencé par un mal de tête. La patiente s'en est plainte à son fils. Il avait remarqué un certain trouble dans son élocution. Il a décidé de l'amener à la clinique médicale locale pour obtenir un diagnostic. Le médecin de garde a fait un bref examen, n'a rien trouvé de significatif, a prescrit des aspirines et a donné congé à l'homme et sa mère. Le mal de tête persistait. En fait, le lendemain matin, les symptômes ont empiré. La mère a également commencé à se plaindre d'engourdissement aux bras et aux jambes. Le fils a commencé à être vraiment inquiet. Il a tout de suite composé le numéro de téléphone qui avait été donné à sa mère lorsqu'elle avait acheté sa police d'assurance-maladie en cas d'urgence. Son appel l'a mis en contact avec le personnel de Mme Andrews, à Active Care Management. Les événements se sont alors précipités, raconte Mme Andrews. « L'infirmière de garde de notre service d'aide 24 heures sur 24 a pensé reconnaître les symptômes décrits par la patiente. Ils s'apparentaient à ce qu'on appelle un accident ischémique transitoire, ou plus communément un mini accident cérébrovasculaire. Un tel état nécessite une attention immédiate pour éviter toute complication à long terme. Nous avons donc contacté l'hôpital local et obtenu qu'elle subisse des tests ce matin-là. » Le diagnostic a été confirmé et des traitements adéquats ont été donnés. Le mini-accident cérébrovasculaire n'a pas évolué pour devenir un véritable accident cérébrovasculaire. La patiente a toutefois entrepris un traitement plus prolongé pour assurer un rétablissement complet. Le coût total de l'incident, d'après Mme Andrews, s'est élevé à environ 20 000 $, somme entièrement couverte par l'assurance. La mère et le fils étaient extrêmement satisfaits de l'issue de la situation et du fait qu'ils n'ont pas eu à payer quoi que ce soit pour les traitements. Ils étaient d'autant plus heureux d'avoir acheté une assurance-maladie en cas d'urgence lorsque la mère a trébuché et fait une chute un mois plus tard. La femme se plaignait de douleur au genou. Ses proches pensaient qu'il s'agissait d'un hématome ou d'une entorse. Ils ont mis de la glace et lui ont demandé d'élever la jambe. Ils ont continué ce traitement pendant environ deux semaines, mais au lieu de diminuer, la douleur a augmenté. Ils ont donc décidé de contacter à nouveau l'infirmière du service d'aide. « La patiente a été envoyée à une clinique d'urgence pour des radiographies. À son arrivée, elle a mentionné que sa hanche commençait à lui faire mal. La radiographie a révélé une fracture à la hanche qui a nécessité une intervention chirurgicale immédiate. » C'est là où les coûts se sont mis à grimper très rapidement. Le coût du traitement a été facturé au tarif de non-résident, soit 3 750 $ par jour. Ce tarif comprend tous les frais médicaux, l'anesthésie et tous les frais d'hospitalisation. Mme Andrews précise que certains hôpitaux facturent également ce qu'ils appellent des « honoraires médicaux » en plus du taux quotidien. La ventilation de la facture payée par la compagnie d'assurances a également révélé une foule d'autres frais. Le coût de la visite initiale était de 100 $. La visite au centre de soins d'urgence a totalisé 617 $. Les frais des radiographies du genou et de la hanche se sont élevés à 833 $. La consultation du chirurgien pour déterminer si la chirurgie pouvait être pratiquée a coûté 127 $. La facture envoyée à la compagnie d'assurance pour couvrir les frais engagés à la suite de la chute s'élevait à 26 825 $. Lorsqu'on y ajoute le coût du traitement du mini-accident cérébrovasculaire, la facture totale des soins que cette patiente a reçus au Canada approche des 50 000 $ CAN. Les représentants du système de soins de santé au Canada sont entièrement d'accord. Ils indiquent que les visiteurs ne sont jamais admissibles à la couverture offerte par les programmes gouvernementaux de soins médicaux pour lesquels notre pays est renommé. Les nouveaux arrivants doivent faire une demande d'admissibilité à l'assurance-maladie; souvent, ils ne l'obtiennent que plusieurs mois après leur arrivée au pays. Pendant cette période d'attente, tous les frais relatifs aux soins médicaux sont à leur charge. Sans assurance, ils devront acquitter la facture. M. Burman dit qu'il existe plusieurs régimes. Sa préférence, bien sûr, va à celui vendu par sa société, à savoir le régime PrimeLink Visitor To Canada plan (primelinkinsurance.ca). « En fait, vous devez vous assurer que le régime vous offre la couverture dont vous avez besoin. Vous recherchez donc un régime qui paiera l'hospitalisation, les frais accessoires, les services médicaux externes, les honoraires de médecin, les médicaments d'ordonnance et le service ambulancier. N'oubliez pas de vérifier la franchise. Certains régimes offrent de bas taux en imposant des franchises élevées. » Le cas de la mère venant de l'Inde n'est pas typique. « Deux incidents distincts ayant mené à des frais de soins médicaux totalisant presque 50 000 $ CAN représentent un cas plutôt inhabituel », affirme Mme Andrews d'Active Care Management. Par contre, des frais de 20 000 $ par incident ne sont pas exceptionnels. Le système canadien de soins médicaux est parmi les meilleurs au monde. Il est aussi parmi les plus coûteux. Sans assurance, le voyage de cette femme aurait probablement ruiné son fils ou l'aurait mise dans une position où elle n'aurait pas su où obtenir l'aide médicale dont elle avait besoin. CNM
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