| Un phare pour les réfugiés gais |
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Avant-propos : Le mot « diversité » est un mot que vous avez probablement entendu (ou que vous entendrez sûrement) maintes fois depuis votre arrivée au Canada. L’une des principales raisons qui rend le Canada si attrayant pour les nouveaux immigrants est notre acceptation de la diversité, ce qui signifie non seulement que le Canada est ouvert, en tant que société, aux personnes de toutes races et de toutes religions, mais aussi qu’il est ouvert aux personnes handicapées et aux personnes ayant une orientation sexuelle différente. Il est possible que cela vous cause un petit choc culturel si vous venez d’une société où l’homosexualité n’est pas acceptée et est complètement cachée. Les grandes villes comme Toronto et Vancouver (ainsi que San Francisco, aux États-Unis) organisent des célébrations et des parades de la fierté gaie. Et il est probable que vous rencontriez des gens dans votre milieu de travail et dans votre vie quotidienne qui sont ouvertement gais. Même si vous êtes personnellement en désaccord avec des concepts tels que « le mariage gai », une certaine acceptation du mode de vie gai sera un élément essentiel de votre adaptation à la vie au Canada. Un phare pour les réfugiés gaisPar Geoff MacDonald et Helen Rykens Avec la publication de son nouveau manuel, le centre communautaire 519 a attiré l’attention sur la population grandissante de réfugiés à Toronto s’identifiant comme gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (GLBT). LEGIT vient d’abord en aide aux gens en les informant tout simplement qu’il est possible de parrainer un conjoint de même sexe afin qu’il puisse immigrer au Canada. « Nous leur montrons également la façon de prouver qu’ils entretiennent une relation avec une personne du même sexe, précise Bernier, soit de façon très semblable aux couples hétérosexuels qui vivent en union de fait. » L’homophobie vécue par les réfugiés dans leur pays d’origine est violente et parfois même mortelle. « Le Canada m’a donné la possibilité de vivre mon homosexualité librement, de m’épanouir en tant que personne », mentionne Javier, né au Mexique. Bénévole actif au sein du centre communautaire 519 et de la collectivité, il a fui son pays d’origine pour plusieurs raisons. « J’ai toujours dû cacher mon homosexualité à ma famille, à mes amis, à mes camarades de classe, à mes collègues, à tout le monde en fin de compte. J’ai eu quelques partenaires sexuels et un petit ami, mais nous n’avons jamais pu être heureux et profiter de notre amour. Nous sommes sortis une fois et nous nous sommes fait persécuter, maltraiter et voler. » Ce qui ne veut pas dire que le Canada ne présente pas de défis. « Ce n’est pas facile lorsque vous détenez un diplôme universitaire et que vous devez travailler comme nettoyeur ou plongeur », fait remarquer Javier. Se décider à partir s’établir dans un pays étranger n’est pas facile, aussi accueillant soit-il. Et les récents rapports selon lesquels les réfugiés sont la cible des représentants du gouvernement ici même au Canada ne contribuent pas à améliorer la situation. Le centre communautaire 519 est un centre multiservices situé au centre-ville. Son manuel traite de la nécessité d’offrir des services coordonnés et adaptés aux réfugiés qui ont été pris à partie en raison de leur orientation sexuelle. « Pendant de nombreuses années, le Canada a servi de refuge aux GLBT de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine fuyant la violence et la répression, indique Alison Kemper, directrice exécutive du centre communautaire 519. Ils forment ce qui sera la prochaine grande collectivité du centre communautaire 519, notre nouvelle source de vitalité et d’engagement alors que nous continuons d’évoluer. » Chris, un autre réfugié au sens de la Convention, qui fait du bénévolat pour aider les gens qui en sont encore au processus de demande, est d’accord avec ces propos. « Il y a bien des problèmes qui ne sont pas encore réglés, n’est-ce pas ? », déclare Chris. Bien que le mariage entre conjoints de même sexe soit maintenant reconnu, il y a encore des problèmes auxquels nous devons faire face comme le VIH et les problèmes psychologiques que peuvent éprouver les personnes ayant été brutalisées ou victimes de discrimination. » Le manuel, intitulé Among Friends: A Resource for LGBT Refugees, traite de questions relatives à la façon de passer au travers du processus complexe de demande de statut de réfugié, d’accéder aux services et aux programmes communautaires et, enfin, de survivre. Javier est d’avis qu’il est possible de surmonter les défis auxquels les réfugiés font face. « J’ai vécu beaucoup de belles expériences au Canada », dit Javier. Il conclut en disant qu’il s’est acheté une maison l’an passé et qu’il s’en tire bien. Il doit son succès, en grande partie, au réseau d’entraide qui l’entoure. Il participe activement à un groupe de GLBT latino-américains appelé Hola!, dont les membres se rencontrent au centre communautaire 519. « Maintenant, mes amis, ma nouvelle famille et le centre communautaire 519 sont ma deuxième patrie. » Quoique l’expérience de Javier soit quelque peu extraordinaire, on constate, en lisant Among Friends, qu’il existe des moyens de trouver du soutien et de l’aide à Toronto, même dans des moments très difficiles. CNM
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