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Attirer les nouveaux arrivants en Nouvelle-Écosse au moyen de Programme des candidates PDF Print E-mail

Autrefois, lorsqu’une personne parlait avec un accent, on pensait qu’elle allait au Metropolitan Immigrant Settlement Association (MISA). Mais aujourd’hui, presque tout le monde est concerné par l’immigration.

Claudette Legault, directrice exécutive de la MISA, a déclaré que lorsque les téléphones de son bureau sonnent, il est très probable que ce soient des employeurs qui appellent. « Les entreprises veulent entrer en relation avec les nouveaux arrivants. »

Mme Legault affirme que les nouveaux arrivants en Nouvelle-Écosse proviennent maintenant de la C.-B. et de l’Ontario, probablement parce qu’ils se sentent plus en sécurité à Halifax.

Au cours de l’été 2004, le gouvernement provincial a publié son document « Framework for immigration » et a consulté 45 collectivités afin de déterminer si les Néo-Écossais pensaient que l’immigration était une bonne façon d’assurer la santé économique, et la majorité d’entre elles ont répondu « oui ».

« Les employeurs ne veulent pas prendre de risques lorsqu’ils ne sont pas sûrs que les titres de compétences sont équivalents à ceux du Canada où les normes sont élevées », ajoute Mme Legault. « Le défi réside maintenant dans la façon dont nous rendons le milieu du travail plus inclusif ». La plupart des gens sont d’accord avec l’idée que les nouveaux arrivants doivent être invités à prendre part au débat d’orientation, à la santé, aux services de police et à la vie politique.

La Nouvelle-Écosse a une population d’environ 940 000 personnes, ce qui représente environ 3,1 % de la population canadienne. Mais puisque les jeunes diplômés quittent la Nouvelle-Écosse pour aller travailler dans des grandes villes, la population est vieillissante. En effet, au moins 40 % des habitants sont âgés de plus de 45 ans. La faible productivité, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et l’appauvrissement de l’assiette fiscale découlant de ce phénomène ont forcé le gouvernement à relancer son programme d’immigration après avoir procédé à une série de consultations dans l’ensemble de la province en 2004.

Comme de nombreuses autres provinces, la Nouvelle-Écosse a souscrit à un Programme des candidats auprès d’Ottawa qui permet à la province de recruter des personnes qualifiées en provenance de tous les pays du monde en fonction de critères qu’elle détermine. Depuis l’ouverture du bureau de l’immigration, on recrute sans cesse des immigrants, et cela se reflète dans l’augmentation soudaine de nouveaux arrivants en 2005.

En septembre 2005, le taux de chômage de la Nouvelle-Écosse a connu une baisse sans précédent. En effet, il est passé à 6,9 % alors que la moyenne canadienne est de 7,1 %. L’augmentation de l’emploi s’est fait surtout ressentir dans les secteurs du commerce, des services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien, et du transport et de l’entreposage. Sur le plan de l’emploi, les principaux secteurs sont les services communautaires, commerciaux et personnels, y compris la santé, le commerce en gros et en détail, l’administration publique et la fabrication.

Dernièrement, le revenu moyen par ménage était d’environ 38 500 $, et le revenu moyen de chaque personne qui a produit sa déclaration de revenu était de 23 000 $. Le salaire minimum en date du 1er octobre 2001 était de 5,80 $ pour les travailleurs expérimentés et de 5,35 $ pour les travailleurs inexpérimentés.

Le prix de l’immobilier varie en fonction de l’emplacement de la résidence et de la proximité de la ville. Un bungalow dans les quartiers chics à l’extrémité sud de Halifax coûte dans les alentours de 300 000 $. Dans l’extrémité nord, le prix est d’environ 143 000 $, et dans le Eastern Passage, qui se trouve à environ 30 minutes du centre ville d’Halifax en voiture, on trouve des maisons à 116 000 $. Une maison en rangée dans le secteur de Clayton Park coûte environ 162 000 $, et dans celui d’Eastern Passage, environ 104 000 $. Quant aux condominiums, il faut débourser 220 000 $ dans les quartiers chics de l’extrémité sud de Halifax et 123 000 $ dans Clayton Park.

En ce qui concerne la location d’appartements, en moyenne il est possible de louer un studio pour seulement 500 $ par mois à Dartmouth. Un appartement à deux chambres dans le Clayton Park coûte 900 $. Halifax et Dartmouth se situent des deux côtés du port de Halifax.

C’est officiel, la Nouvelle-Écosse est maintenant la province la plus pluvieuse et brumeuse du pays, selon David Phillips d’Environnement Canada. Bien que la température de la Nouvelle-Écosse soit pluvieuse et peu clémente, M. Phillips déclare que c’est la province où il fait le plus chaud au Canada et où les automnes sont les plus chauds et ensoleillés. Dans son classement, la Nouvelle-Écosse est première pour ce qui suit : le hivers les plus doux, le moins de jours de gel et (les passagers des compagnies aériennes ne seront peut-être pas surpris) et le plus grand nombre d’heures où la visibilité est réduite.

Sa beauté pittoresque, son riche patrimoine et sa culture vibrante font de la Nouvelle-Écosse l’endroit le plus accueillant au Canada.

CNM

 

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