| Le Canada atlantique a besoin de vous |
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par Robin Arthur M. Robin Arthur est rédacteur en chef de Touch BASE – un journal petit format mensuel destiné aux nouveaux arrivants dans la région de l’Altantique et aux Canadiens à l’esprit ouvert sur le monde. M. Arthur rédige également une chronique hebdomadaire sur les nouveaux arrivants dans le Daily News et a publié plusieurs livres sur la question - dont Canada's Immigrants, Heroes and Countrymen. Notre façon de relever les défis que posent l’immigration, la diversité et le mouvement général de la population déterminera si nous, en tant que société, vivront ou mourront, affirme M. Brian Lee Crowley, président d'AIMS (Atlantic Institute for Market Studies). Les Canadiens de la région de l’Atlantique déploient des efforts pour contribuer au renouveau de leur société, précise-t-il. La plupart des pays industrialisés connaissent et connaîtront d'importantes pénuries de main-d'œuvre. C'est plutôt cela, et non le chômage, qui constitue notre principal défi. La plupart des industries du Canada atlantique, y compris celle des pêches, sont confrontées au problème de recrutement de la main d'œuvre ou prévoient un problème de cette nature dans les années à venir. Cela dit, comment pouvons nous attirer les immigrants ? La solution n’est pas une politique en matière d’immigration mais plutôt une politique de la prospérité, affirme M. Crowley. Faire ce qui se doit pour les Canadiens de la région de l’Atlantique sera également la décision indiquée pour attirer les immigrants, notamment en réduisant le fardeau fiscal, en encourageant une culture de l’éducation et en améliorant l’accès des nouveaux arrivants à de nombreuses professions réglementées. Selon M. Cromley, l'un des principaux critères de choix pour les immigrants est le fait de savoir qu'ils peuvent trouver des gens comme eux dans un nouveau milieu – des gens qui ont eu une vie prospère à cet endroit. Donner aux gens le sentiment qu'ils sont désirés et accueillis est la meilleure politique d'immigration qui soit. Pour que les immigrants aillent vivre à l'extérieur des grands centres, nous devons accueillir des communautés d'immigrants et pas seulement des personnes, soutient M. Cromley. M. John Ibbitson, chroniqueur du Globe and Mail, a déclenché bien des discussions l’an dernier avec un article intitulé : Why Atlantic Canada Remains White and Poor. Cette question a accaparé l’attention au moment où s’amorçait en mai 2005 la conférence Atlantique sur l’immigration organisée par les maires. Nous savons tous que les décideurs ressentent les pressions dues au déclin économique attribuable à la baisse du nombre de Canadiens de naissance et à l’incapacité de la région d'attirer et de garder la petite part d’immigrants au pays qui viennent s’installer dans la région. Le Canada atlantique fait face actuellement aux défis posés par le déclin de la population rurale, l’exode (les gens quittant la région), la pénurie de compétences et des investissements insuffisants. Dans des exposés présentés lors d’une conférence précédente sur la migration régionale, parrainée par l’Atlantic Metropolis Centre, des chercheurs et des démographes posaient des questions liées à la théorie de la migration, notamment :
Selon M. Barry Edmonston, conférencier principal, à l’extérieur des grandes villes, les gens sont attirés vers les régions qui peuvent enregistrer une forte croissance de l’emploi. Il a mis en avant aussi le succès remporté par le Manitoba avec son Programme des candidats d’une province. La création d’une société « accueillante » est la formule magique. M. Kelly ajoute : « Cette reconnaissance devrait se refléter dans notre politique d’embauche au sein du service de police, du service des incendies, des commissions scolaires et des services municipaux ainsi qu’au sein de nos sociétés qui doivent se montrer plus accueillantes et apprécier les différentes cultures et religions. » La croissance de l’immigration est un signe évident de dynamisme économique et culturel. Toutefois, en 2001, la Nouvelle Écosse n’a attiré que deux tiers de1 % environ des immigrants venus au Canada, le Nouveau Brunswick, un tiers de 1 %, Terre Neuve, 16 centièmes de 1 % et l’Î. P. É., cinq centièmes de 1 %. Mme Claudette Legault, directrice administrative, Metropolitan Immigrant Settlement Association (MISA) à Halifax, précise que les immigrants sont dorénavant sur les écrans radars. « Les entreprises veulent apprendre comment s’ouvrir à la diversité. Lorsque le téléphone sonne, l’appel peut provenir du ministère de la Santé, de NovaKnowledge ou d’un employeur du secteur privé qui aimerait entrer en contact avec des nouveaux arrivants ou obtenir de l’information à ce sujet », ajoute-t-elle Des mesures sont prises pour s’attaquer aux problèmes de reconnaissance des titres de compétence étrangers. L'Université Dalhousie à Halifax et le Collège des médecins travaillent à la mise sur pied d’un centre d’évaluation des médecins, et un effort du même genre est déployé pour l’évaluation des titres de compétence des ingénieurs. Mme Legault affirme que « La province est arrivée à un point où les organismes de réglementation rédigent des programmes de cheminement professionnel et des indications générales et formulent un processus de reconnaissance des titres de compétence équitable et financièrement accessible. » « Le grand défi est d’intégrer les gens au milieu du travail », affirme Mme Rosemary Pellerin, directrice exécutive de Multicultural Association of Greater Moncton (MAGMA) au Nouveau Brunswick. Au cours des dix années où Mme Pellerin a œuvré au sein de l’organisme d’établissement MAGMA, le volume de travail de l’organisme s’est modifié : alors qu’au début il s’occupait tout au plus de deux ou trois réfugiés par année, actuellement, il répond aux besoins de plus d’une centaine de nouveaux arrivants chaque année. Beaucoup de personnes provenant du Congo sont établies à Moncton. Ces personnes parlent français et peuvent donc s’assimiler facilement. Les liens familiaux qui sont présents au sein de la collectivité amènent davantage de Congolais à Moncton et le nombre d’immigrants qui y restent atteint les 95 %. Mme Pellerin mentionne qu’on a l’impression que la gestion de la diversité devient également un défi collectif à Moncton. L’organisme reçoit des appels d’hôtels, de centres commerciaux et de chaînes de restaurants à service rapide intéressées par les compétences des nouveaux arrivants. Cela ne se produit cependant pas dans le secteur professionnel. Moncton est une ville accueillante et les gens y sont amicaux, mentionne Mme Pellerin. « Les médias ne rapportent pas d’incidents racistes. Au contraire, les nouveaux arrivants assurent qu’ils obtiennent une aide chaleureuse des Canadiens du Nouveau Brunswick, qui dépasse leurs attentes. » Selon Bridget Foster, directrice exécutive de l’Association for Newcomers to Canada, le besoin en services aux immigrants a cru considérablement et l’association aide plus d’un millier de nouveaux arrivants par année. Elle soutient que la reconnaissance des titres de compétence constitue un obstacle pour la plupart des nouveaux arrivants, mais que ce problème mérite d’être réglé au plus tôt. Les nouveaux arrivants affirment qu’ils se sentent acceptés à Terre Neuve. Dans l’ensemble, on estime que la diversité est nécessaire à la viabilité économique et Terre Neuve a maintenant un ministère qui s’emploie à élaborer une stratégie d’immigration pour la province. CNM
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